«Mur des cons»: La présidente du syndicat de la magistrature sera bien jugée

JUSTICE Le parquet de Paris avait pourtant conclu au non-lieu, estimant que les faits étaient prescrits...

20 Minutes avec AFP
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Le Syndicat de la Magistrature, qui avait suscité un tollé la semaine dernière avec son "mur des cons", a reçu lundi une enveloppe contenant de la poudre blanche suspecte, a-t-on appris de sources concordantes.
Le Syndicat de la Magistrature, qui avait suscité un tollé la semaine dernière avec son "mur des cons", a reçu lundi une enveloppe contenant de la poudre blanche suspecte, a-t-on appris de sources concordantes. — Jacques Demarthon AFP

Elle comparaîtra pour « injures publiques ». La cour d’appel de Paris a confirmé ce lundi le renvoi en correctionnelle de la présidente du Syndicat de la magistrature (SM), Françoise Martres, dans l’affaire du « Mur des cons », a annoncé son avocat, Me Antoine Comte.

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— jean philippe deniau (@jpdeniau) September 28, 2015

La juge d’instruction avait déjà ordonné cette décision en février mais le parquet de Paris avait fait appel, concluant au non-lieu, car selon lui, les faits étaient prescrits.

Véritable tollé

Révélée fin avril 2013 par le site Internet Atlantico, qui avait obtenu les images par un journaliste de France 3, l’existence de ce panneau situé à l’intérieur des locaux du SM, sur lequel étaient collées les images de nombreuses personnalités, surtout de droite, avait déclenché un tollé.

Il y a douze plaignants, dont le maire de Béziers Robert Ménard, des élus UMP et le Front national.

Des éditorialistes et des intellectuels

Parmi les politiques figurant sur ce trombinoscope, Brice Hortefeux, Nadine Morano ou Christine Boutin. Mais le panneau épinglait aussi des magistrats, comme Philippe Courroye, des éditorialistes ou les intellectuels Alain Minc et Jacques Attali.

« On ne peut que regretter cette décision », a déclaré Françoise Martres, après l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. « On ne peut pas considérer comme éditeur quelqu’un qui n’a pas voulu rendre public quelque chose », a-t-elle expliqué. Dans un communiqué, le SM a assuré attendre l’audience avec « sérénité ».