VIDEO. Cantine à Auxerre: Un collier rouge pour des enfants qui ne mangent pas de porc

ÉCOLE L'initiative, prise en début de semaine dans un restaurant scolaire et vite abandonnée, a créé la polémique...

Nicolas Bégasse
— 
Capture d'écran: Conseil municipal d'Auxerre le 24 septembre 2015.
Capture d'écran: Conseil municipal d'Auxerre le 24 septembre 2015. — AUXERRE TV

Un collier autour du cou, avec une pastille rouge pour les enfants ne mangeant pas de porc, jaune pour ceux ne mangeant pas de viande. Cet étonnant dispositif a été mis en place lundi dernier dans une école d’Auxerre, au grand dam de parents d’élèves, de certains personnels… et d’une élue d’opposition, qui a dénoncé le procédé jeudi en conseil municipal, comme le rapporte le site local Creusot-Infos et Auxerre TV.

« Voilà ce qu’on met autour du cou des gamins, à la cantine, qui ne mangent pas de porc », lance l’élue divers droite Malika Ounès à l’attention du maire de la ville Guy Férez, en tendant un collier doté d’une grosse pastille rouge. Visiblement surpris, l’édile lui propose « que demain matin [ce vendredi] nous réglions ça ». Chose faite : contactée par 20 Minutes ce vendredi à la mi-journée, la mairie d’Auxerre assurait qu’une enquête administrative avait été diligentée dès 8h30 pour connaître la nature du problème et sa portée.

Les enfants trop jeunes pour lire

De ce qu’il en ressort d’ores et déjà, celle-ci semble limitée, selon un porte-parole de la mairie : dix-huit enfants d’une même école ont été concernés, le temps d’un unique repas lundi midi. Il semble que l’initiative ait été prise par une responsable nouvellement arrivée dans l’établissement, qui ne connaissait pas encore les habitudes alimentaires des enfants. Ceux-ci, des élèves de maternelle et de CP, étant selon la mairie trop jeunes pour lire, la solution des pastilles avait été trouvée. Après qu’un membre du personnel a signalé que l’initiative pouvait être mal prise, elle a, selon le porte-parole joint par 20 Minutes, été abandonnée dès mardi matin.

« On est tous tombé de notre chaise », assure le porte-parole de la mairie, qui reconnaît une « maladresse », assurant comprendre les réactions offusquées ou blessées.