Appel d'urgence: Pourquoi les sapeurs-pompiers ne veulent plus du 18

URGENCES Selon eux, ne conserver que le 112 serait à la fois plus pratique et moins coûteux...

N.Bg. avec AFP

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Illustration: les sapeurs pompiers à Paris.
Illustration: les sapeurs pompiers à Paris. — XAVIER FRANCOLON/SIPA

Ils avaient prévenu, ils l’ont fait : les pompiers veulent en finir avec le 18. Réunis en congrès à Agen jusqu’à samedi, ils demandent l’abandon des différents numéros d’appel dédiés aux urgences au profit du seul 112 afin d’améliorer la qualité des secours et d’économiser 100 millions d’euros par an.

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« Les numéros de secours fleurissent et les citoyens n’y comprennent plus rien », a déclaré vendredi à la tribune du congrès Eric Faure, président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Le regroupement des centres de réception des appels et la mise en place d’un numéro unique permettraient « une clarification, une meilleure efficacité et des économies », a-t-il jugé.

La mise en place de ce numéro unique permettrait d’économiser « 100 millions d’euros par an en charge de fonctionnement », selon les estimations de la FNSPF.

Le 15, le 17, le 18… et les autres

A l’heure actuelle, les pompiers gèrent une centaine de centres de réception du 18 (un par département) auxquels il faut ajouter les quelque 400 centres gérés par la police, la gendarmerie et le Samu dans toute la France, avec force doublons.

Outre le 15, le 17 et le 18 qui sont les plus connus, plusieurs numéros dédiés aux urgences ont été créés au fil des années : le 114 (pour les sourds et malentendants), le 115 (urgences sociales), le 119 (enfants maltraités), le 191 (sauvetage aéronautique) ou dernièrement le 196 (sauvetage maritime).

Le 112 plus fort que les autres

Les pompiers proposent la mise en place d’une dizaine ou d’une vingtaine de grands centres de réception des appels communs, organisés en fonction des bassins de population. Avec un numéro unique : le 112, numéro d’appel d’urgence européen qui se superpose actuellement aux autres numéros d’urgence.

« La FNSPF estime que la multiplication des numéros d’urgence en France est source de confusion pour le public et est contre-productive » et « considère que le 112 doit devenir l’unique numéro d’urgence en France », est-il écrit dans le document de 8 pages que les pompiers ont édité pour porter leur revendication. Dès janvier, les pompiers de Paris et la police vont expérimenter une mise en commun de leurs centres de réception.