Sète: Le mari avoue avoir étranglé son épouse enceinte

FAITS DIVERS Une dispute a éclaté dans ce couple qui vivait dans une certaine tension et discordance depuis longtemps...

20 Minutes avec AFP

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Un fonctionnaire de police. (Illustration)
Un fonctionnaire de police. (Illustration) — E. Riberry / 20 Minutes

Un homme de 32 ans a avoué avoir étranglé son épouse de 26 ans, enceinte de 4 mois, dont le corps avait été découvert à son domicile lundi en fin d’après-midi à Sète (Hérault), a indiqué mercredi le procureur de Montpellier, M. Christophe Barret.

Ce marin de nationalité marocaine et sans antécédent judiciaire devait être présenté dans l’après-midi en vue de sa mise en examen pour « homicide volontaire aggravé par deux circonstances », a précisé M. Barret au cours d’une conférence de presse, étant donné « qu’il est son conjoint et qu’il a agi sur une personne vulnérable, la femme étant enceinte de quatre mois ». Un mandat de dépôt devait être requis à son encontre.

« Une dispute a éclaté »

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par le SRPJ de Montpellier et les déclarations du suspect, lundi, dans l’après-midi, une dispute a éclaté dans ce couple qui vivait dans une certaine tension et discordance depuis longtemps.

« Il n’y avait eu cependant jusque-là aucun signalement de violence même par les voisins, aucune plainte pour violence auparavant », a affirmé le magistrat. Devant les policiers, le marin, qui travaille pour un pêcheur, a expliqué que des insultes « de trop » proférées par sa femme envers lui et ses parents l’avaient fait craquer et qu’il avait frappé sa femme à la tête avant de l’étrangler.

L’enfant confié aux services sociaux

Cet homme, qui s’exprime mal en Français, a ensuite fait venir un oncle, lequel a appelé la police et un médecin qui avait jugé la mort suspecte. Les deux hommes avaient été placés en garde à vue, mais très vite l’oncle a été mis hors de cause, a souligné le procureur.

Devant les policiers, le mari avait dans un premier temps affirmé avoir découvert le corps de sa femme à son retour à la maison dans le quartier de l’Ile de Thau à Sète. Mais mardi il a fini par avouer et a même réitéré ses aveux, a précisé Christophe Barret. L’autopsie pratiquée mardi a confirmé la strangulation et a aussi mis en exergue des actes de violence, a indiqué le magistrat. Le premier enfant du couple, âgé de 4 ans, qui n’a pas assisté au meurtre, a été confié aux services sociaux.