Des réfugiés venus d'Allemagne arrivent ce mercredi en France

MIGRANTS Ce mercredi 200 réfugiés sont attendus en France, dont 93 seront pris en charge par la Croix-Rouge à Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne)...

D.B. avec AFP

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Paris, manifestation de solidarité pour les refugiés, le 20 juin 2015.Credit:SEVGI/SIPA
Paris, manifestation de solidarité pour les refugiés, le 20 juin 2015.Credit:SEVGI/SIPA — SIPA

Ils sont attendus dès ce mercedi. Un premier contingent de réfugiés syriens ou irakiens, que le gouvernement s'est engagé à faire ramener d'Allemagne pour soulager ce pays, doit arriver en France a indiqué l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

«Les 9, 10 et 11 septembre, 1.000 personnes venues d'Allemagne et ayant obtenu le statut de réfugiés en France arriveront sur notre territoire», a indiqué la Croix-Rouge française dans un communiqué. 200 réfugiés sont attendus mercredi en France, dont 93 seront pris en charge par la Croix-Rouge à Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne), a-t-elle détaillé.

Le Premier ministre Manuel Valls doit présider mercredi à 14h à Matignon une réunion interministérielle sur la question de l'hébergement.

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Le recadrage de certains maires par l'éxécutif

Alors que des élus ont proposé d'héberger des réfugiés dans leurs communes, deux maires de droite ont suscité la polémique en disant souhaiter n'accueillir que des chrétiens. «On ne trie pas en fonction de la religion», «le droit d'asile, c'est un droit universel», a répondu mardi soir Manuel Valls lors de ses voeux à quelques jours du Nouvel an juif, à la synagogue Nazareth à Paris.

Avant lui, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait condamné une distinction «funeste» entre réfugiés selon l'appartenance religieuse. Le député-maire de Roanne Yves Nicolin (Les Républicains) avait expliqué que sa ville pourrait «accueillir peut-être une dizaine de familles, mais à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daech» (acronyme arabe du groupe jihadiste État islamique, l'EI). «Ce que je souhaite, c'est qu'on puisse avoir l'absolue certitude que ce ne sont pas des terroristes déguisés», a-t-il dit.

Celui de Belfort, Damien Meslot (Les Républicains), a affirmé qu'il réfléchissait à accueillir des «familles de chrétiens syriens et de chrétiens d'Irak», parce qu'ils sont «les plus persécutés».

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L'Association deS maires de France mobilisée

Bernard Cazeneuve a aussi reçu mardi le président de l'Association des maires de France pour baliser le terrain avant une réunion samedi des maires qui se sont portés volontaires pour l'accueil de réfugiés. Il s'agira pour l'État «de mettre à disposition des collectivités l'ensemble des outils et des financements nécessaires», pour organiser «dans des conditions dignes l'accueil des réfugiés persécutés», a indiqué Bernard Cazeneuve.

De son côté, le président de l'Association des maires de France, François Baroin (Les Républicains), qui n'a pas évoqué la question religieuse, a souligné que des collectivités locales étaient volontaires pour accueillir des migrants, mais «uniquement et exclusivement les réfugiés et naufragés».