Barrage de Sivens: Près de quinze zadistes relaxés

JUSTICE Seule une peine d’un mois de prison avec sursis a été prononcée, ainsi que trois amendes…

20 Minutes avec AFP

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Un gendarme évacue un zadiste qui occupait les lieux du projet de construction d'une retenue d'eau dans la forêt de Sivens (Tarn) le 6 mars 2015
Un gendarme évacue un zadiste qui occupait les lieux du projet de construction d'une retenue d'eau dans la forêt de Sivens (Tarn) le 6 mars 2015 — Pascal Pavani AFP

Le tribunal correctionnel d’Albi a prononcé ce mardi la relaxe pour la quasi-totalité des quinze zadistes prévenus d’avoir résisté à leur expulsion du chantier du barrage controversé de Sivens dans le Tarn, en mars 2015. Deux d’entre eux, absents au procès, ont écopé de 200 euros d’amende. Un des prévenus, qui était également poursuivi pour refus de prélèvements biologiques, a été condamné à 150 euros d’amende, et un autre à un mois de prison avec sursis pour refus d’obtempérer.

VIDEO. Sivens: Les gendarmes ont évacué les derniers zadistes

Une expulsion du chantier musclée

Les ex-zadistes (occupants de la Zone à défendre, ou Zad étaient poursuivis pour « participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser » lors de l’expulsion de la zad de Sivens le 6 mars dernier par les forces de l’ordre. Le procureur avait requis des peines de prison avec sursis allant d’un à trois mois.

Après la lecture du jugement, les zadistes ont quitté la salle du tribunal en criant leur joie. Une centaine de sympathisants était venue soutenir leurs camarades en organisant un « pique-nique festif » avant le procès non loin du palais de justice d’Albi. « C’est une décision juste qui montre que l’expulsion n’aurait pas dû se faire comme elle a été faite et qu’aucun des jeunes n’était violent », a déclaré à l’AFP Claire Dujardin, avocate de la quasi-totalité des prévenus qui avait plaidé la relaxe générale.

Les zadistes poursuivent leur combat contre «Sivens light»

Le chantier de la retenue d’eau de Sivens, qui a été occupé pendant seize mois par des opposants, a été évacué après une décision du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne d’abandonner le projet initial. Les élus lui ont cependant substitué une retenue d’eau réduite de moitié et qui se situerait 330 mètres en amont seulement, voire plus près, du site actuel. Ce projet, surnommé le « Sivens light », est vivement combattu par les zadistes.

Le barrage a suscité une vive controverse dont des heurts lors desquels est mort, le 26 octobre 2014, le jeune militant écologiste Rémi Fraisse, dans l’explosion d’une grenade des gendarmes.