La centrale nucléaire de Fessenheim le 18 mars 2014
La centrale nucléaire de Fessenheim le 18 mars 2014 — Sebastien Bozon AFP

ENERGIE

Fessenheim: La fermeture de la centrale nucléaire reportée à 2018

Selon Ségolène Royal, la fin de service de la doyenne des centrales est liée à l'entrée en fonction du site de Flamanville...

La promesse de François Hollande prend un coup dans l’aile. Le report de la mise en service du réacteur nucléaire EPR de Flamanville à la fin 2018 reportera d’autant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne des centrales françaises, a déclaré ce mardi la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

La loi qui prévoit le plafonnement de la production d’énergie nucléaire signifie « que quand Flamanville ouvrira, Fessenheim devra fermer. Donc Flamanville va ouvrir d’ici à 2018. Et donc en effet, Fessenheim devra fermer », a-t-elle dit lors d’une visite à Strasbourg.

Interrogée par des journalistes, la ministre a jugé « sans fondement » le chiffre de 5 milliards d’euros d’indemnités qu’EDF pourrait réclamer à l’Etat au titre de la fermeture de la centrale. « Aucune évaluation » n’a été réalisée à ce jour, a-t-elle ajouté.

Une promesse de campagne du candidat Hollande

La semaine dernière, l’électricien français EDF avait repoussé au quatrième trimestre 2018 le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche), alors que plusieurs anomalies techniques ont été révélées ces derniers mois. C’est la quatrième fois qu’EDF repousse la mise en service du réacteur de 3e génération, l’un des plus puissants du monde (1 650 mégawatts), qui devait initialement être livré en 2012 pour un budget de 3,3 milliards d’euros.

Le président de la République avait renouvelé en mars sa promesse d’engager la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) « à l’horizon de la fin du quinquennat », c’est-à-dire en 2017.

Mise en service en 1977 avec deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises.