La France a «un devoir d'accueil» des réfugiés, juge Laurent Berger

CRISE MIGRATOIRE Pour lui, il faut des « moyens exceptionnels » pour les accueillir et les intégrer...

20 Minutes avec AFP

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Le numéro un de la CFDT Laurent Berger le 5 juin 2015 à Paris
Le numéro un de la CFDT Laurent Berger le 5 juin 2015 à Paris — Thomas Samson AFP

Les syndicats entrent dans le débat sur la crise migratoire. Pour Laurent Berger, le  numéro 1 de la CFDT, la France « a un devoir d’accueil » et « de fraternité » vis-à-vis des réfugiés qui « fuient l’horreur, qui fuient la guerre ». Il a également plaidé pour des « moyens exceptionnels » pour les accueillir et les intégrer.

« La France a un devoir d’accueil puisqu’un pays qui tourne le dos à ses valeurs, c’est un pays qui se perd », a estimé Laurent Berger sur RTL. « A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels », a déclaré le responsable syndical, tout en ajoutant qu’il fallait « expliquer la situation aux citoyens » français.

«On a un devoir de fraternité »

« Il faut regarder où ces réfugiés peuvent être accueillis, comment on les intègre mais il faut arrêter de les voir simplement comme une menace, c’est aussi une opportunité », a-t-il ajouté, faisant valoir que les réfugiés étaient « des gens qui sont qualifiés la plupart du temps, qui ont des compétences ».

Le numéro de la CFDT a balayé les craintes qui s’expriment sur l’identité face à l’importance du flux de migrants, au regard de la population européenne dans son ensemble. Il a aussi mis en garde contre les discours sur la fermeture des frontières, jugeant « extrêmement scandaleux et choquant » celui de la présidente du FN Marine Le Pen, qui a qualifié ce week-end l’immigration de « fardeau » et appelé à « ramener » les migrants « dans leur pays, quitte à organiser des zones humanitaires où ils sont en sécurité ». « On a un devoir d’accueil, on a un devoir même de fraternité », a insisté Laurent Berger.