Cimetière de Montjavoult profané: Les auteurs expliquent leur geste dans une lettre

FAITS DIVERS Il y est question d’islam et de judaïsme…

V.V.

— 

Quarante-trois tombes du cimetière du village de Montjavoult (Oise) ont été profanées et des croix gammées dessinées sur quatre à cinq d'entre elles, avec une intention politique avérée, a-t-on appris le 3 septembre 2015
Quarante-trois tombes du cimetière du village de Montjavoult (Oise) ont été profanées et des croix gammées dessinées sur quatre à cinq d'entre elles, avec une intention politique avérée, a-t-on appris le 3 septembre 2015 — Kenzo Tribouillard AFP

Des croix gammées peintes en rouge et des tombeaux vandalisés. Les gendarmes qui enquêtent sur la profanation, jeudi, de 43 tombes du cimetière de Montjavoult (Oise) sont déjà sur une piste. Tout simplement parce que le ou les auteurs(s) des faits ont laissé une lettre expliquant leur geste sur la grille du cimetière, comme le révèle, ce jeudi Le Figaro.

Les faits : 43 tombes profanées dans un cimetière de l’Oise

Si le message est confus, il permet a priori d’écarter la piste de jeunes désœuvrés en quête d’émotions fortes, précise le quotidien. Car la lettre fait référence à l’islam et au judaïsme. « Son auteur prétend notamment que si de tels actes avaient été commis dans un cimetière juif ou religieux, les réactions auraient été beaucoup plus rapides et plus importantes », poursuit Le Figaro.

« Toutes les mesures seront prises »

Un élément de l’enquête qui laisse l’adjoint au maire penser qu’il s’agit de l’œuvre d’un déséquilibré. Selon la secrétaire d’Etat chargée de la Famille, Laurence Rossignol, qui était présente jeudi dans le département et s’est rendue sur les lieux en compagnie du préfet « pour témoigner de la solidarité du gouvernement » avec la commune de Montjavoult, ce sont quatre à cinq tombes qui présentaient des croix gammées.

La gendarmerie de Méru (Oise) a été chargée de l’enquête. « Toutes les mesures seront prises pour que les auteurs de cet acte odieux soient interpellés et traduits en justice », a annoncé la préfecture.