Un militaire français soupçonné d'abus sexuel sur une jeune-fille en Centrafrique

ARMEE Après l'enquête ouverte contre 14 soldats français soupçonnés d'abus sexuels en RDC, l'ONU fait état d'une nouvelle allégation d'abus sexuel en Centrafrique...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de soldats français de l'opération Sangari en RDC.
Illustration de soldats français de l'opération Sangari en RDC. — LAURENCE GEAI/SIPA

Un nouveau scandale de viol pourrait entacher la réputation de l’armée française. Le personnel des Nations Unies en Centrafrique a été informé le 30 août d’allégations d’abus sexuel sur une jeune fille, il y a environ un an, par un membre de la force militaire française Sangaris, a déclaré jeudi le Haut Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

La jeune-fille a donné naissance à un enfant

La victime présumée, probablement en fin d’adolescence au moment des faits allégués, a donné naissance à un enfant en avril. Elle a déposé une plainte pour reconnaissance de paternité auprès des autorités locales. « Ceci est la dernière d’une série d’allégations effroyables d’abus et d’exploitation sexuelle par des troupes étrangères en RCA », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, en visite à Bangui, selon un communiqué de l’ONU. Il a ajouté que les autorités françaises avaient été informées et que l’ONU se tenait disponible pour les aider dans leurs enquêtes.

14 soldats français sous le coup d’une enquête pour abus sexuels

La France enquêtait déjà sur des accusations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Elles visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l’opération Sangaris menée par la France et n’étaient pas sous le commandement de l’ONU. Zeid Ra’ad Al Hussein a souligné que les gouvernements des pays qui fournissent des contingents ont l’obligation d’enquêter rapidement sur tous les cas.

« Tous les militaires reconnus coupables, qu’ils soient des Nations unies ou d’un autre pays étranger, doivent être condamnés à des peines qui correspondent à leurs crimes », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein. « Bien que ce cas particulier ne concerne pas les casques bleus, il y a eu un certain nombre d’autres cas en RCA - et ailleurs - qui ont impliqués les soldats de l’ONU. Nous nous devons de trouver des moyens pour empêcher ces actes odieux commis par des soldats partout où ils sont censés protéger les populations vulnérables », a souligné le Haut Commissaire.

Un soutien psychosocial et juridique pour la jeune fille

Le plus haut responsable des droits de l’homme de l’ONU a déclaré que son bureau travaille en étroite collaboration avec la MINUSCA, la mission de l’ONU en RCA, et avec l’UNICEF qui, à travers ses partenaires, va fournir un soutien psychosocial et une assistance juridique à la jeune fille et sa famille.