EDF repousse encore le démarrage du réacteur EPR à 2018 et dévisse en bourse

ENERGIE Le lancement du réacteur nucléaire de troisième génération était prévu pour 2012…

20 Minutes avec AFP

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Un ouvrier devant le chantier du nouveau réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 19 février 2014
Un ouvrier devant le chantier du nouveau réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 19 février 2014 — CHARLY TRIBALLEAU AFP

C’est l’Arlésienne de l’énergie atomique. Le groupe EDF a annoncé, ce jeudi matin, un nouveau calendrier pour le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) qui repousse sa mise en service au quatrième semestre 2018 et porte son coût à 10,5 milliards d’euros.

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Initialement, le chantier de ce réacteur pressurisé européen devait être bouclé pour permettre sa mise en service en 2012. Réaction immédiate, le titre EDF a perdu près de 4 % dès l’ouverture de la bourse de Paris.

Un problème de cuves

Quatre réacteurs de type EPR sont actuellement en cours de construction dans le monde. Outre Flamanville, les villes de Olkiluoto (Finlande) et de Taishan (Chine) doivent accueillir à terme ce type d’équipements. Un projet est également à l’étude en Grande Bretagne.

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Mais, prévue pour durer quatre ans à la base, la construction de ce genre de réacteurs se heurte depuis l’origine à de graves difficultés. Celles de Olkiluoto et de Flamanville durent en effet respectivement depuis dix et huit ans.

Nouvelle anomalie détectée dans une cuve

Ce sont principalement les cuves qui posent problème aux ingénieurs. D’après un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire datant de 2015, elles présentent de sérieuses faiblesses pouvant carrément entraîner l’interdiction de leur utilisation, ce qui représenterait une catastrophe économique pour les groupes énergétiques.