Attaques contre le juge Jean-Michel Gentil: Henri Guaino jugé en appel ce jeudi

JUSTICE Le député (Les Républicains) avait été relaxé en première instance…

20 Minutes avec AFP

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Le député Henri Guaino prend la parole au congrès fondateur du parti "Les Républicains", le 30 mai 2015 à Paris
Le député Henri Guaino prend la parole au congrès fondateur du parti "Les Républicains", le 30 mai 2015 à Paris — STEPHANE DE SAKUTIN AFP

A l’époque, il avait estimé que le juge Jean-Michel Gentil avait « déshonoré la justice » en instruisant l’affaire Bettencourt. Henri Guaino, député (Les Républicains) des Yvelines va, à nouveau, se justifier d’avoir tenu ces propos en mars 2013.

Guaino transforme son procès en un débat sur la justice

Relaxé en première instance, le député est jugé par la cour d’appel de Paris après que le parquet a fait appel. Si le représentant du ministère public avait requis une amende « de l’ordre de 3.000 euros », le tribunal avait estimé que les limites admissibles de la liberté d’expression n’avaient pas été dépassées, s’agissant de propos tenus par un parlementaire sur un sujet d’intérêt général.

Le juge lui réclamait 100.000 euros

Henri Guaino était poursuivi pour outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice. Le juge Gentil lui réclamait par ailleurs 100.000 euros de dommages et intérêts.

Au lendemain de la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt, le 21 mars 2013, son ancien conseiller à l’Elysée avait multiplié dans les médias les attaques contre le juge, l’accusant à plusieurs reprises d’avoir « déshonoré la justice ».

Le soutien de 107 parlementaires

L’ex-président a finalement bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire Bettencourt, Henri Guaino estimant qu’en la matière « l’histoire (lui) a donné raison ».

Dans un clin d’œil, il s’était même félicité d’une décision qui « honore la justice », remerciant le tribunal d’avoir « reconnu la liberté d’expression des parlementaires, qui est un élément absolument essentiel du bon fonctionnement d’une démocratie ». Le député avait bénéficié du soutien de 107 parlementaires qui avaient repris sa position dans une lettre ouverte, et n’ont quant à eux pas été poursuivis.