De nouvelles aides pour les agriculteurs... déçus par les annonces du gouvernement

SOCIETE Revivez sur «20 Minutes» la journée de manifestation des agriculteurs...

M.C. et C.B.

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Des agriculteurs en tracteur sur l'autoroute A4 près de Reims, le 2 septembre 2015.
Des agriculteurs en tracteur sur l'autoroute A4 près de Reims, le 2 septembre 2015. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Le point sur la situation :

  • Manuel Valls a annoncé une nouvelle série d’aides aux agriculteurs en difficultés, un plan qui va leur permettre d'investir 3 milliards d'euros en trois ans.
     

  • Parmi ces aides, notons notamment les aides à l’investissement (350 millions par an), l’année blanche en 2015 pour le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficultés qui en feront la demande, les prises en charge des intérêts d’emprunt à hauteur de 100 millions et celles des cotisations sociales à hauteur de 50 millions.
     

  • Xavier Beulin, le président de la FNSEA, qui estime avoir été entendu par le gouvernement, a été hué par les agriculteurs, place de la Nation.
     

19h10: C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi.

19h02: A lire, la réaction d'agriculteurs interrogés par 20 Minutes

18h51 : «Ce n'est pas aux contribuables de payer pour nos exploitations»

20 Minutes a interviewé Josian Palach, secrétaire national de la Confédération paysanne. «Cette crise est liée à l’endettement trop élevé des paysans et le gouvernement les encourage à s’endetter encore davantage», dénonce-t-il. Retrouvez l'ensemble de ses propos par ici.

18h47 : La déception des agriculteurs

«Cinq jours pour rien», lâche un jeune éleveur déçu. Les annonces du Premier ministre n'ont pas calmé la colère paysanne. Quand le patron de la FNSEA, Xavier Beulin, a pris la parole en milieu d'après-midi depuis le podium dressé au cœur de la place, les cornes de brume ont retenti pour couvrir sa voix, les pétards et les noms d'oiseaux aussi: «Vendu, Fumier, ouuhhhhh». «Je suis venu et je n'ai rien: je repars comme une merde», hurle un jeune agriculteur lorrain avant d'ajouter: «On ne bougera pas!». Quelques jeunes suggèrent d'aller «aux Champs-Élysées»: «Laissez-nous passer, on est des agriculteurs, pas des casseurs, les Parisiens sont avec nous», s'égosille Dimitri, jeune éleveur finistérien privé de micro, qui a bondi sur l'estrade. Les aînés tentent de calmer les plus jeunes: «Qu'est-ce que vous allez voir ce soir au 20H00: que la FNSEA est divisée?» tente un homme. La voix cassée, les yeux rougis, Emmanuel Enaud, un immense gaillard, solide dans son polo noir, ne cherche même pas à dissimuler son chagrin: «Oui, je pleure», dit-il en essuyant ses joues. «On n'a rien obtenu. Rien. Des allègements de cotisations? Qu'est-ce que ça peut faire, on n'a plus de revenus!»Depuis plus d'une heure, les tracteurs commencent pourtant à repartir.

17h40 : Les tracteurs commencent à partir

Une partie des centaines de tracteurs rassemblés à Paris a commencé à quitter la place de la Nation jeudi en fin d'après-midi. Un premier convoi «est complètement parti et un deuxième est en train de s'en aller. Je pense que tout le monde va partir progressivement, même s'il reste encore pour l'instant les trois quarts des tracteurs», a indiqué sur place le secrétaire général de la FNSEA Dominique Barrau.

16h40 : Les agriculteurs décident finalement de rentrer

Malgré la déception, ils semblent vouloir arrêter la mobilisation.

 

Mais ils prévoient une mesure symbolique pour marquer leur désapprobation : 

16h38 : Et maintenant, que vont faire les agriculteurs ? 

Si certains sont déçus par les annonces gouvernementales, la suite de la mobilisation n'est pas claire :

16h34 : Les Français soutiennent les agriculteurs

Une très grande majorité de Français comprend le mouvement des agriculteurs, indique un sondage Tilder-LCI-OpinionWay publié jeudi. D'après l'étude, 84% des personnes interrogées déclarent «comprendre» et même, pour 65% d'entre elles, «soutenir» la manifestation qui réunit jeudi des milliers d'agriculteurs et plus de 1.500 tracteurs à Paris. L'étude a été réalisée en ligne les 2 et 3 septembre auprès d'un échantillon de 974 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

16h15 : Le mouvement semble toucher à sa fin

16h10 : La Confédération paysanne n'est pas non plus satisfaite

16h07 : La lutte se poursuivra à Bruxelles

La FNSEA prévient qu'elle sera de la partie :

16h01: Certains agriculteurs sont vraiment déçus

 

 

15h27 : Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, est hué par les agriculteurs sur la place de la Nation

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a été hué par les agriculteurs rassemblés sur la place de la Nation à Paris jeudi, à la fin de son compte-rendu sur les mesures proposées par le gouvernement pour résoudre la crise agricole. «Vendu!», «Démission!», «On va mettre le feu!», ont réagi une partie des agriculteurs, surtout bretons, au discours du leader syndical qui estimait avoir été «entendu» par le gouvernement.

15h03 : « Une pause sur les normes »

« Nous demandions des mesures qui redonnent des perspectives à notre agriculture et notre élevage. (…) Le Premier ministre annonce une pause sur les normes », se félicite Xavier Beulin.

15h02 : Point sur les cotisations sociales

« Un point important : en assiette triennale, en matière de cotisations sociales, nous pourrons exclure des déclarations les revenus des années 2013 et 2014. Autrement dit, en 2016, nous payerons enfin des cotisations qui refléteront la réalité des revenus, ou devrais-je dire, des non revenus, de 2015. Enfin, le Premier ministre s’est engagé sur une réduction de moitié de la cotisation maladie pour tous les éleveurs qui n’ont pas de revenus. Ils s’acquitteront donc de 400 euros, au lieu des 833 euros demandés », détaille Xavier Beulin.

15h : « Cette demande de considération, le Premier ministre l’a entendue »

« Vous n’êtes pas venu pour rien ! », estime Xavier Beulin. « Nous demandions à l’Etat des mesures d’urgence, car le plan de soutien de juillet n’était pas à la mesure de la crise. Le Premier ministre a pris des engagements : un doublement de l’enveloppe -soit 50 millions d’euros de plus- pour les intérêts d’emprunt de 2015 et une année blanche proposée pour tous les éleveurs qui en feront la demande. Manuel Valls propose aussi des mesures pour diminuer les charges sociales, avec un triplement des prises en charge des cotisations sociales ».

14h56 : « Les paysans ont besoin d’être aimés »

« J’espère que nos actions serviront de leçons, sinon, nous reviendrons pour obtenir ce qui doit nous revenir de manière juste, légitime et équitable », lance Xavier Beulin. « Nous attendons des réponses libératrices. Avant ces soutiens, ces aides nécessaires, les paysans ont aussi besoin d’être respectés, soutenus, entendus, aimés. »

14h53 : 500 actions syndicales depuis deux mois

« Moi je sais pourquoi nous sommes là aujourd’hui », attaque Xavier Beulin. « Depuis 15 ans, on empile les normes, les contraintes, on s’est focalisé sur les banlieues en laissant les campagnes sur le bord du chemin, on pense que se nourrir est devenu une évidence. (…) Qui se bat aujourd’hui pour des produits de qualité ? C’est nous ! Après plus de 500 actions syndicales depuis deux mois, nous sommes plus que jamais mobilisés ».

14h52 : Xavier Beulin, le président de la FNSEA, s’exprime

Suite aux annonces du Premier ministre, Xavier Beulin prend la parole place de la Nation, face à la foule d’agriculteurs en colère rassemblés. Il commence par les féliciter : « Nous sommes ici à Paris, fiers parce que la France agricole est debout. Tout au long de votre parcours, vous avez pu mesurer la sympathie et la compréhension des Français. Notre combat, c’est aussi un combat que nous menons pour eux, ne l’oublions pas ».

14h47 : Manuel Valls termine son discours

Et le Premier ministre assure que « C’est un beau mot que celui de paysan. Pays, paysage, paysan… Tout est intimement lié. Nous voulons adresser aux agriculteurs un message d’amour, vous avez le soutien de la nation ».

14h44 : Simplification des normes

«Nous devons garantir à nos agriculteurs qu'ils soient soumis aux mêmes règles que nos voisins européens. Une nouvelle méthode sera définie pour février 2016, fondée en particulier sur la mise en place de tests et sur l'expérimentation (...) D'ici février, et c'est donc une pause, aucune mesure nationale allant au delà des obligations européennes ne sera prise», promet Valls.

14h43 : Trois milliards sur trois ans

Le gouvernement a décidé de porter à 350 millions d’euros par an pendant trois ans le soutien public à l’investissement, comprenez les aides versées par l'État, les régions et l'Union européenne. Ce qui permettra, grâce à l'effet levier, « 3 milliards d’euros en trois ans qui seront investis dans l’agriculture et l’élevage français ».

14h42 : Cotisations sociales

Le Premier ministre assure que dès cette année, il y aura « un alignement de la cotisation maladie des agriculteurs sur celle des indépendants », ce qui « permettra une baisse de 50 millions d’euros ». Cela représente environ 500 euros d’économies pour les plus petites exploitations.

14h40 : Pression pour des prix moins bas

Valls l’assure : « La priorité, c’est d’enrayer la baisse des prix. Stéphane Le Foll maintiendra la pression pour que l’engagement de hausse de prix soit tenu. Tout le monde doit respecter les règles du jeu. Nous voulons aussi répondre à l’urgence, nous allons donc augmenter les crédits d’urgence annoncés en juillet. Les prises en charge des intérêts d’emprunt seront doublées et s’élèveront à 100 millions d’euros, celles des cotisations sociales seront triplées, pour atteindre 50 millions d’euros ». Le Premier ministre annonce également une année blanche sur le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficultés. 

14h39 : Valls rappelle l’action du gouvernement

« Le gouvernement a agi pour revaloriser les cours. Nous sommes le seul gouvernement à avoir conduit cette action dans l’UE et nous ne relâcherons pas nos efforts. Nous avons mis en place un plan de soutien à l’élevage et nous sommes également le seul pays d’Europe à l’avoir fait ».

14h37 : La France doit rester « la première puissance agricole »

« Nous sommes mobilisés, affirme Valls, pour que la France demeure la première puissance agricole d’Europe. L’agriculture, c’est notre patrimoine, c’est aussi notre avenir car elle est un formidable atout pour notre économie, pour l’équilibre de notre balance commerciale. »

14h35 : Valls évoque « l’humiliation » des agriculteurs

Le Premier ministre commence son allocution en évoquant le « désespoir » des agriculteurs, « leur humiliation de travailler sans cesse, et malgré tous ces sacrifices, l’humiliation de ne pas parvenir à joindre les deux bouts, l’humiliation de se voir accuser de polluer ou de maltraiter les animaux». Il assure que la France ne lâchera pas ses agriculteurs.

14h34 : Le Premier ministre Manuel Valls s'exprime

Suite à sa rencontre avec les représentants agricoles, dont le président de la FNSEA Xavier Beulin et celui des Jeunes Agriculteurs Thomas Diemer, il va annoncer des mesures depuis Matignon.

14h16 : La place de la Nation est noire de monde

13h40: « On ne demande pas grand-chose, juste vivre de notre métier »

Un de nos reporters s'est rendu place de la Nation, pour suivre la manifestation des éleveurs. A lire ici

13h04 : « Jusqu’au week-end au moins c’est sûr »

« Sans réponse claire, nette, sans action, on ne partira pas c’est sûr ! ». Les tracteurs, convois bretons en tête, sont entrés dans Paris derrière les pancartes accrochées à leurs lames qui traduisent le désarroi agricole : « Convoi de la dernière chance », « Qui sème la misère récolte la colère », « Notre métier a un prix : Y en a marre ! ». D’après l’agriculteur Emmanuel Enaud, les Bretons vont continuer d’occuper le terrain si la réponse des autorités n’est pas à la hauteur : « Jusqu’au week-end au moins c’est sûr ». Ce que tous dénoncent sur le bitume parisien, ce sont les charges, les normes, les contrôles, sociaux et environnementaux, la fiscalité, autant de poids qui les entravent face à la concurrence européenne, disent-ils.

12h37 : La délégation reçue par les parlementaires repart

Elle va rejoindre la place de la Nation, où sont stationnés les tracteurs. 

12h36 : Il y aurait 1.733 tracteurs dans Paris

C'est ce que rapporte La France Agricole :

12h30 : Les agriculteurs à Matignon

Alors qu’une délégation syndicale est actuellement reçue à Matignon, différents intervenants se sont succédé en tribune, Place de la Nation, rapporte La France Agricole. « Nous sommes là pour faire une piqûre de rappel : l’agriculture fait la richesse de la Nation », a lancé Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA, aux troupes rassemblées. « Nous ne lâcherons rien sur les prix, nous ne lâcherons rien sur les nomes. Plus de prix, moins de normes, c’est un message qui peut fédérer la société ! »

11h48 : Regardez les agriculteurs entrer dans Paris

Les images sont à découvrir ici : 

11h44 : « Montrer du respect, de l’amour »

Interrogé sur Radio Classique/LCI, Luc Chatel, député Les Républicains de la Haute-Marne estime que « le gouvernement a complètement sous-estimé cette mutation de l’agriculture. C’est très important de montrer aux agriculteurs plus que de la considération, du respect, de l’amour ». Avant d’ajouter : « L’agriculture c’est comme l’industrie, si elle ne s’adapte pas à son environnement, si elle ne se modernise pas, si elle n’est pas plus compétitive, elle disparaît. (…) Aujourd’hui nos agriculteurs ont un sac de plomb sur les épaules et on leur demande d’être plus performants que leurs voisins, ça ne peut pas marcher. On a besoin de tout mettre à plat ».

11h42 : « Arrêter cette fuite en avant dans cette logique de produire plus pour gagner moins »

« Ce que je comprends, c’est le désarroi, le désarroi de beaucoup de petits paysans qui après avoir écouté tous les beaux discours des industriels de l’agroalimentaire, des techniciens de la FNSEA, se retrouvent aujourd’hui dans un mur », a réagi José Bové, eurodéputé et ancien syndicaliste agricole sur Sud Radio. « Il faut changer réellement de politique agricole, soutenir les paysans, mais arrêter cette fuite en avant dans cette logique de produire plus pour gagner moins. C’est quelque chose qui va à l’encontre du bon sens et de la qualité des produits pour les consommateurs. »

11h41 : « Nous devons refonder complètement notre système agricole »

Barbara Pompili, députée Europe Ecologie-Les Verts de la Somme, co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a réagi à la mobilisation des agriculteurs sur France 2 : « Nous devons refonder complètement notre système agricole et le réorienter notamment vers la qualité (…) Les gens ont envie de manger de bons produits. Orientons plutôt cet argent qui est demandé par Xavier Beulin (président de la FNSEA) pour favoriser des filières de qualité. (…) Revoyons notre système agricole et redonnons leur dignité aux agriculteurs ».

11h26 : La Confédération paysanne déplore un « enterrement de première classe » mené par la FNSEA

La Confédération paysanne, marquée à gauche, a refusé de s’associer à la démonstration de force orchestrée par le premier syndicat agricole français. Au micro du Sud Radio, Laurent Pinatel, son porte-parole, explique : « L’agriculture est dans le mur, ça fait 40 ans qu’on essaie le même modèle, appuyé par la FNSEA, il faut changer », a-t-il martelé en plaidant pour une agriculture moins productiviste, reposant sur des « critères de qualité ». Alors que la FNSEA réclame une « pause » dans l’empilement réglementaire qui plombe selon eux les producteurs français au profit de leurs concurrents européens, la Confédération paysanne considère plutôt les contraintes environnementales comme une « protection ». « Le jour où les eaux seront toutes polluées, où les nappes phréatiques seront asséchées, où les sols ne seront plus à même de fournir l’alimentation à la planète, on aura perdu le sens de notre métier », a estimé Pinatel.

10h52 : Les tracteurs continuent d'arriver place de la Nation

Et des banderoles sont installées un peu partout, comme en témoigne notre journaliste sur place :

10h46 : 1.365 tracteurs mobilisés

Les agriculteurs ont mobilisé 1.365 tracteurs, 91 bus et une cinquantaine de véhicules légers qui étaient en route vers Paris pour leur démonstration de force, selon un comptage de la préfecture de police de Paris. La FNSEA, premier syndicat agricole, avait comptabilisé 1.733 tracteurs à 08H00. Les tracteurs sont arrivés sur le périphérique par l'ouest de Paris vers 09H00 et les premiers tracteurs ont rejoint le point de ralliement, cours de Vincennes, une heure après, selon la préfecture de police. Un convoi de plusieurs centaines de tracteurs venus principalement de l'Oise et de la Somme et des bus du Pas-de-Calais et de l'Aisne a ralenti la circulation sur l'A1 avant d'arriver dans un concert de klaxons de pétards et de «On arrive» à la porte de la Chapelle dans le nord de Paris.

10h45 : 45 km de bouchons

Les cortèges d'agriculteurs en colère qui convergent sur Paris en tracteurs provoquaient jeudi des perturbations limitées sur les routes d'Ile-de-France et entraient peu à peu dans Paris. A 10H15, un cumul de 45 kilomètres de bouchons était constaté en région parisienne, contre près de 150 habituellement à cette heure, un chiffre «faible pour cette heure-ci», selon la Direction des routes Ile-de-France (Dirif). Selon le CNIR, il y a «beaucoup moins de voitures sur les routes» que d'ordinaire: «Les usagers étaient prévenus et ont pris leurs dispositions». Un peu plus tôt, un bouchon de 8 à 10 kilomètres a été relevé sur l'autoroute A10 et un autre de 3 à 4 km sur l'A4 en raison des manifestations.

10h28 : Les tracteurs continuent d'arriver cours de Vincennes

Ce cours mène à la place de la Nation, où les agriculteurs ont prévu de stationner leurs tracteurs ce jeudi.

10h26 : La rencontre avec Manuel Valls commence dans 1h30

Manuel Valls, Premier ministre, recevra Xavier Beulin, président de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles, Thomas Diemer, président des Jeunes Agriculteurs et une délégation d’agriculteurs, en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, à l’Hôtel de Matignon, à 12h. Le Premier ministre s’exprimera en début d’après-midi.

10h17 : Les agriculteurs continuent d'arriver place de la Nation

L'entrée dans la capitale se fait à grands renforts de coups de klaxon.

10h15 : Des agriculteurs discutent avec des députés

10h09 : Les tracteurs du Nord sont au niveau du Stade de France

9h55 : Les agriculteurs commencent à arriver place d'Italie 

 

9h51 : Les forces de l’ordre et les médias en place devant l’Assemblée nationale

Si les tracteurs resteront stationnés place de la Nation toute la journée, une délégation se rendra à l’Assemblée nationale, escortée d’une dizaine de tracteurs. Puis les principaux dirigeants syndicaux seront reçus par le Premier ministre, Manuel Valls.

Dans un entretien au Figaro, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, indique qu’il « espère pouvoir faire des annonces vers 15h devant les troupes à la Nation ». En attendant, les abords de l’Assemblée nationale sont bien gardés, comme en témoigne ce tweet :

9h46: «Si on ne fait rien, l'agriculture française va mourir»

Notre reporter sur place interroge les agriculteurs arrivés à Paris, près de Nation. Le témoignage de Freddy, venu de l'Aveyron : 

9h29: Voilà ce que pensent les Français des différents mouvements sociaux

86% trouvaient "justifiées" les actions des éleveurs en juillet

9h23: La préfecture de police dénombre 1.365 tracteurs et 49 bus

 

Les agriculteurs ont mobilisé 1.365 tracteurs, 91 bus (bien 91) et une cinquantaine de véhicules légers qui étaient en route vers Paris jeudi matin pour leur démonstration de force, selon un nouveau décompte de la préfecture de police de Paris. D'après la FNSEA, premier syndicat agricole, 1.733 tracteurs étaient en route vers Paris à 08h00. Les premiers tracteurs sont arrivés sur le périphérique par l'ouest de Paris vers 09h00, selon la préfecture de police.

9h18: 1.733 tracteurs sur les routes selon la FNSEA

C'est ce qui ressort du pointage réalisé à 8h par la fédération d'agriculteurs. La préfecture de police a elle dénombré 1.038 tracteurs et 49 bus.

9h14: La place de la Nation peaufine ses préparatifs

C'est là que les tracteurs devraient rester stationnés toute la journée, tandis qu'une délégation se rendra à l'Assemblée nationale, escortée d'une dizaine de tracteurs. Puis les principaux dirigeants syndicaux seront reçus par le Premier ministre, Manuel Valls.

 

 

9h02: Les premiers tracteurs atteignent le périphérique

8h51: Le cortège de l'A13 tout près de Paris

8h39: Huit kilomètres de bouchons sur l'A1

C'est sur cette autoroute que 403 tracteurs et 15 bus, venus de l'Oise et la Somme, forment le plus long des six cortèges en route vers Paris. Peu après 8h00, un bouchon de 8 kilomètres était relevé sur l'autoroute A1, et un autre de 3 km sur l'A4 selon le Centre national d'information routière.
Un cumul de 55 kilomètres de bouchons était constaté en région parisienne à 8h15, un chiffre «faible pour cette heure-ci», selon la Direction des routes Ile-de-France (Dirif).

8h32: Cinq fois moins de bouchons qu'en temps normal

Les usagers avaient pris leurs précautions et ont évité les routes: il y aurait actuellement cinq fois moins de bouchons qu'en temps normal, selon France Info. Les premiers tracteurs sont attendus d'ici une demi-heure sur le périphérique.

8h25: Les Jeunes agriculteurs au Sénat

Une délégation d'une centaine d'agriculteurs doit aussi se rendre à l'Assemblée nationale pour porter les doléances des paysans aux élus - bien que les chambres ne siègent pas en ce moment.

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8h17: Après Paris, ils iront à Bruxelles lundi

Programme chargé pour les agriculteurs. Une délégation doit se rendre ce jeudi à l'Assemblée nationale, escortée d'une dizaine de tracteurs. Puis les principaux dirigeants syndicaux seront reçus par le Premier ministre, Manuel Valls.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a assuré que «le gouvernement travaille pour apporter des réponses», ajoutant que le conseil européen de l'agriculture lundi prochain à Bruxelles permettrait de les compléter.

8h15: Les premiers tracteurs à une quinzaine de kilomètres de Paris

Les agriculteurs continuent de se diriger vers la capitale sur l'A1, A4, A6, A10 et l'A13

8h12: Les raisons de la colère des agriculteurs

Les motifs de mécontentement des agriculteurs et leurs revendications sont détaillés ici.

8h09: «Trafic praticable» selon la préfecture de police de Paris

Les cortèges d'agriculteurs en colère sont toujours en route vers Paris. Ils empruntent les autoroutes A1, A4, A6, A10, A13. Le plus gros cortège concerne l'A1 avec 403 tracteurs et 15 bus qui ont pris la route peu après 07h00 pour rallier Paris.

8h00: 1.038 tracteurs et 49 bus en route vers Paris selon la préfecture de police

7h55: Les Franciliens ont préféré les transports en commun
La préfecture de police de Paris avait invité les usagers à utiliser les transports en commun pour se rendre dans la capitale, il semble qu'elle ait été entendue par les Franciliens. «Les usagers étaient prévenus et ont pris leurs dispositions», selon le CNIR qui a comptabilisé la présence de «six convois de tracteurs qui convergent sur la capitale depuis le Nord, l'Ouest et le Centre».

7h44: La circulation ralentie sur l'A1

Plusieurs centaines de tracteurs venus de l'Oise et de la Somme ralentissent la circulation dans le sens province-Paris.

Drapeau de la FNSEA et lumière clignotante sur le toit, ces agriculteurs en colère occupent les deux files de gauche de l'A1 et laissent circuler les voitures par intermittence sur la file de droite.

7h41: 350 tracteurs au péage de Senlis-Chamant selon le réseau Sanef

Ils seraient même 400 d'après le Parisien, qui précise que les tracteurs occupent deux voies, en laissant une seule libre pour les autres usagers, dont un grand nombre de camions.

7h33: Les axes commencent à rougir autour de Paris

Les convois continuent à converger vers la capitale. Voici la carte de Bison Futé à 7h33

 

7h23: Les tracteurs attendus sur le périphérique dans quelques dizaines de minutes

Pour l'instant, le trafic est fluide à la porte de Vincennes selon les journalistes sur place.

7h15: La pression monte à l'approche de Paris

Six convois de plus de 1.500 tracteurs sont toujours en route vers la capitale, et devraient être rejoints par 4.000 à 5.000 agriculteurs venus en autocars et en train.

7h08: 150 tracteurs rassemblés en Seine-et-Marne

Selon RMC, ces tracteurs sont rassemblés au péage de Fleury-en-Bière

7h00: «Beaucoup moins de voitures sur les routes» que d'habitude

Le Centre national d'information routière (CNIR) a comptabilisé la présence de «six convois de tracteurs qui convergent sur la capitale depuis le Nord, l'Ouest et le Centre». Selon le CNIR, ils ne provoquaient pas de perturbations notables jeudi peu avant 7h00.

«Pour l'instant, ça circule normalement. A priori, ils ont l'air de vouloir rouler sur la voie de droite», laissant libres les autres voies de circulations, selon cette source. Un cumul de 17 kilomètres de bouchons était relevé en région parisienne à 6h45, un chiffre habituel pour cette heure.

6h49: Le convoi des agriculteurs bretons et normands approche de Paris

Un convoi d'agriculteurs bretons et normands à bord d'une centaine de tracteurs a quitté Douains (Eure) vers 5h15, avant de se rassembler au péage du Buchelay, dans les Yvelines, près de Mantes-la-Jolie, dernier péage de l'A13 avant Paris.

6h35: A quoi faut-il s'attendre sur les routes?

Les prévisions de la journée et nos conseils pour circuler à retrouver par ici.

6h27: Les tracteurs venus du Nord ont passé le péage de Senlis

6h21: Les actions les plus massives des agriculteurs

Il faut remonter à 1982 et 1991 pour trouver les cortèges de paysans les plus imposants dans la capitale. Ainsi, le 23 mars 1982, 50.000 (chiffre police) à 100.000 (organisateurs) protestaient à Paris contre la politique agricole, formant la plus imposante manifestation agricole depuis 1956.

Près de dix ans plus tard, le 20 septembre 1991, ils étaient 150.000 selon la police, 200.000 selon les organisateurs, à déferler sur la capitale contre une réforme de la politique agricole commune (PAC) basée sur une baisse drastique des prix compensée par des aides directes.

6h14: Ca roule encore porte d'Auteuil

6h11: Les raisons de la colère des agriculteurs

Les motifs de mécontentement des agriculteurs et leurs revendications sont détaillés ici.

6h05: Les axes déconseillés à Paris

Toute la journée, un large secteur entre la place de la Nation, la porte de Bagnolet et la porte de Bercy sera très difficilement praticable en véhicule, tout comme les portions Sud et Est entre la porte Maillot et la porte des Lilas.

6h00: L'A13 déjà bien encombrée

5h57: Les prévisions de la préfecture de police de Paris en matière de perturbations

Source: Préfecture de police de Paris

5h51: Le convoi des Bretons et des Normands fait route vers Paris

Une centaine de tracteurs ont quitté Douains, dans l'Eure, vers 5h15 en empruntant l'A13 en direction de Paris, selon un journaliste de l'AFP. Ce convoi va entrer dans Paris par la porte d'Auteuil pour rejoindre d'autres convois, venant de plusieurs régions de France sur le boulevard périphèrique puis ils se rassembleront place de la Nation.

5h45: Les premières perturbations attendues dès 6h30

Les cortèges de tracteurs (1.512 engins au total selon la FNSEA), venus de toute la France, doivent converger vers la porte de Vincennes dès 6h30 par les autoroutes A1, A4, A6, A10 et A13. Quelque 4.000 à 5.000 agriculteurs devaient également rejoindre la capitale en autocars et en train.