Hongrie: Nouveau record d'arrivées de migrants, l'UE exhortée à agir

EUROPE La Serbie et la Macédoine réclament une action européenne...

20 Minutes avec AFP

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Un groupe de migrants quitte la ville serbe de Kanjiza à la frontière avec la Hongrie, le 2 août 2015
Un groupe de migrants quitte la ville serbe de Kanjiza à la frontière avec la Hongrie, le 2 août 2015 — CSABA SEGESVARI AFP

Les semaines passent et les chiffres enflent, inexorablement. La police hongroise a annoncé ce jeudi avoir enregistré un nouveau record d’arrivées du nombre de migrants depuis la frontière serbe, avec 3.241 réfugiés. Parmi ces réfugiés, pour la plupart originaires de Syrie, d’Afghanistan ou du Pakistan, figurent près de 700 enfants.

La Hongrie est confrontée à un afflux sans précédent de migrants avec plus de 140.000 arrivées depuis le début de l’année, soit plus du double du total de l’année 2014. Pour faire face à l’afflux de migrants, le chef de la police a annoncé que plus de 2.100 policiers, des « chasseurs de la frontière » selon la terminologie officielle, allaient effectuer des patrouilles accompagnées de chiens, de chevaux et épaulés par des hélicoptères à partir de septembre.

La route des Balkans, le nouveau chemin vers l’Ouest

« La plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale »

Depuis le début de l’été, les migrants affluent, également par cette nouvelle « route des Balkans de l’Ouest ». La Serbie et la Macédoine, également très impactées, ont appelé jeudi l’UE à agir pour régler la crise des migrants, au cours du sommet de Vienne. Les deux pays sont parmi les plus importants points de passages des dizaines de milliers de migrants qui tentent de rejoindre l’Union européenne à travers la.

« Nous faisons face à la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale. C’est une vraie migration de peuples et la Serbie est un pays de transit », a déclaré le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic lors d’une conférence de presse.

« Nous sommes en train de supporter le poids du problème »

« Je crois que l’Union européenne doit proposer un plan d’action et puis nous demander de nous y joindre. Je vais être très direct, nous sommes en train de supporter le poids du problème », a-t-il dit. Son homologue macédonien Nikola Poposki a souligné que son pays accueillait chaque jour 3.000 migrants venant de la Grèce voisine.

« A moins d’avoir une réponse européenne à cette crise (…), personne ne doit nourrir l’illusion que cela peut être réglé », a dit le ministre. « Nous devons agir maintenant, et nous pouvons probablement le faire avec cette conférence de Vienne, et trouver une solution européenne ».