Attentat de la rue des Rosiers: Un quatrième mandat d'arrêt délivré

ENQUETE Un nouveau membre présumé du groupe d'Abou Nidal, auquel on attribue l'attentat serait réfugié en Jordanie, tout comme le cerveau de l'opération...

20 Minutes avec agences

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Les secours autour du restaurant de la rue des Rosiers frappé par un attentat, le 9 mai 1982
Les secours autour du restaurant de la rue des Rosiers frappé par un attentat, le 9 mai 1982 — Jacques Demarthon AFP

L’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers, qui avait fait 6 morts en 1982 à Paris, se prolonge. Un quatrième mandat international a été délivré à l’encontre de Nizar Tawfiq Mussa Hamada par le juge Marc Trévidic début août, a confirmé une source judiciaire.

Un prévenu soupçonné d’avoir appartenu au commando des tireurs

Le suspect d’origine palestinienne de 54 ans est soupçonné d’avoir appartenu au commando des tireurs qui avaient pris pour cible un restaurant casher en plein quartier juif de Paris. Selon RTL, il est aujourd’hui installé en Jordanie, où réside également le cerveau présumé de l’attentat, Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta ». Ce dernier, visé lui aussi par un mandat d’arrêt international depuis février, avait été interpellé en Jordanie le 1er juin, puis remis en liberté sous caution dans l’attente d’une décision sur son éventuelle extradition. La remise des suspects aux autorités françaises s’annonce difficile, la Jordanie n’ayant pas pour habitude de répondre favorablement aux demandes.

Le 20 février, le juge d’instruction avait délivré deux autres mandats d’arrêts contre des membres présumés du commando, installés l’un en Cisjordanie, l’autre en Norvège. Les suspects, identifiés grâce à des témoignages anonymes, sont soupçonnés d’avoir appartenu au groupe d’Abou Nidal auquel on attribue la responsabilité de l’attentat.

6 morts et 22 blessés dans l’attaque

Le 9 août 1982 à la mi-journée, une grenade avait été jetée dans le restaurant de Jo Goldenberg, explosant au milieu d’une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés, ouvrant le feu. Composé de trois à cinq hommes armés, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs. Le bilan de cette attaque mené par le groupe palestinien dissident de l’OLP était lourd : six personnes tuées et 22 blessées.