Attaque du Thalys: Une information judiciaire ouverte, le parquet a requis la détention provisoire du suspect

JUSTICE Revivez la conférence de presse de François Molins, alors qu'Ayoub El Khazzani a été présenté à des juges antiterroristes en vue d'une mise en examen...

B.D. avec AFP

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Photo non datée d'Ayoub el Khazzani.
Photo non datée d'Ayoub el Khazzani. — AFP

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17h28: Le procureur de la République de Paris rappelle les chiffres du terrorisme islamiste en France ces derniers mois

Cette attaque avortée intervient après les attentats de Paris de janvier, l'arrestation de Ghlam, l'attaque en Isère, "ce qui démontre le haut niveau de  la menace terroriste en France", selon François Molins. Il énumère les chiffres du terrorisme islamiste hexagonal:

-1.882 Français sont aujourd'hui impliqués dans le djihad

-87 personnes font l'objet d'une information judiciaire

-63 d'une enquête judiciaire

-209 ont été mises en examen et 125 placées en détention provisoire.

17h26: Le parquet a requis la détention provisoire du suspect

Les investigations doivent permettre d'en apprendre davantage sur la provenance des armes saisies, le parcours d'El Khazzani, ses complicités, et ses sources de financement.

17h24: Le procureur de la République de Paris annonce l'ouverture d'une information judiciaire

Cette information judiciaire est ouverte pour tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, pour détention, port et transport d'armes en relation avec une entreprise terroriste, et participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

17h23: François Molins récapitule les éléments qui tendent à établir un projet terroriste

 

Le suspect s'est rendu en Turquie, possible point d'entrée vers la Syrie. Son arsenal. Ses explications peu crédibles. La consultation d'une vidéo appelant à des actions violentes. Son projet «ciblé et prémédité». Son «attitude résolue» et son «passage à l'acte déterminé» qu'ont rapporté tous les témoins.

17h24: Le procureur de la République de Paris annonce l'ouverture d'une information judiciaire

Cette information judiciaire est ouverte pour tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, pour détention, port et transport d'armes en relation avec une entreprise terroriste, et participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

17h22: François Molins confirme les «déclarations fantaisistes» du suspect concernant la façon dont il a trouvé ses armes et de ce qu'il voulait faire dans le Thalys

Après ces déclarations, il a de moins en moins parlé, indiquant des pertes de mémoire. Hier, il a fait valoir son droit au silence.

François Molins explique que le suspect a payé 149 euros en espèces pour acheter son billet de train. L'hôtesse en gare lui a proposé, au vu des places qui restaient, de prendre le train précédent, mais il a refusé catégoriquement.

17h21: Les perquisitions à Bruxelles ont permis d'établir qu'El Khazzani a séjourné «très récemment» chez sa soeur dans cette ville, alors qu'il a affirmé n'avoir jamais vécu chez elle lors de ses auditions

17h20: Concernant la surveillance dont il était l'objet

El Khazzani n'a pas été contrôlé, ni attiré l'attention des services de police ou des services spécialisés de renseignements, lors de son séjour de deux mois en France en 2014. Cependant, objet d'une fiche S, il a pu être repéré le 10 mai 2015 sur un vol depuis Berlin en direction d'Istanbul. Il est revenu en Europe le 4 juin 2015 à bord d'un vol provenant d'Antakya, même si il a réfuté tout voyage en Turquie lors de ses auditions.

17h19: Les derniers mois

Ayoub El Khazzani a affirmé en garde à vue avoir séjourné «cinq à sept mois» à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en 2014. Il travaillait à l'époque pour un opérateur de téléphonie mobile, Lycamobile. Il dit ensuite avoir vécu à Cologne et Bruxelles.

17h18: Le passé judiciare d'El Khazzani

El Khazzani a pu être identifié grâce aux informations transmises par les autorités espagnoles. Né le 3 septembre 1999 à Tétouan (Maroc), titulaire d'une carte de résident espagnol, il se dit SDF. Lorsqu'il vivait à Algésiras (Espagne), il fréquentait assiduement la mosquée Taqwa, radicale, où son frère est trésorier. Il a été condamné en 2010 à 10 et 6 mois d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants, et en 2012 à Algésiras à une peine d'intérêt général pour une infraction routière. Plusieurs affaires judiciaires sont toujours en cours en Espagne, ajoute le procureur.

17h17: François Molins remercie les autorités belges, espagnoles, allemandes, turques et marocaines, qui travaillent en partenariat avec les autorités françaises, après une «demande d'entraide» de ces dernières.

17h15: François Molins confirme la détention d'un téléphone cellulaire, où une vidéo a été lue

Le suspect a visionné un fichier audio, trouvé sur YouTube, «dans lequel un individu exhorte les fidèles au combat».

Par ailleurs, un compte Facebook au nom du suspect a été fermé au lendemain de l'attaque, mais le procureur précise que les investigations étaient toujours en cours à ce sujet.

17h11: Un «fusil d'assaut AKM, de provenance est allemande», et non un AK-47, a été retrouvé sur les lieux.

Cette rame «de calibre 7.62» est composée de pièces provenant d'armes différentes. Outre ce fusil, neuf chargeurs -donc 270 munitions-, un pistolet automatique Luger M80, un chargeur, un cutter, une bouteille de 50cl contenant de l'essence, ainsi qu'«une ogive», ont été retrouvés sur les lieux.

17h09: François Molins retrace le ceinturage du suspect

Après son entrée dans la voiture 12, un premier Américain, Spencer Stone réussit à mettre au sol le suspect alors qu'il fait un "mouvement vers le haut" avec son arme. El  Khazzani sort alors une arme de poing, mais "aucune balles n'en sortait". Aleksander Skarlatos parvient à le désarmer. El Khazzani sort alors un cutter et réussit à blesser Spencer Stone. Anthony Sadler, Chris Norman et le franco-américain Mark Moogalian interviennent et le plaquent au sol. Un coup de feu, dont l'origine n'a pas encore été déterminée, mais il ne pourrait s'agir que du Luger du suspect, part dans la bagarre et blesse Mark Moogalian. Le suspect perd connaissance, et il est ligoté. Spencer Stone porte alors secours à la victime blessée par balles.

Le train s'arrête à hauteur d'Hénin-Baumont. Des passagers paniqués brisent alors les vitres et sautent du train.

17h07: François Molins effectue le déroulé des faits

El Khazzani, en possession d'un sac à dos et d'une valise à roulettes, s'enferme dans les toilettes entre deux voitures. Lorsqu'il en sort, torse nu, un passager français attendant d'entrer dans les toilettes réussit à le retenir quelques secondes. Mais l'arrivée d'un contrôleur permet au suspect de se diriger vers la voiture 12.

Avant d'entrer dans la voiture 12 il se retourne et met en joue le passager, qui réussit à prendre la fuite vers la voiture bar et à donner l'alerte.

17h06: François Molins est en compagnie du directeur central adjoint de la police judiciaire

17h: On attend l'arrivée du procureur de la République de Paris, François Molins

Que va-t-il advenir d’Ayoub El Khazzani, le jeune Marocain soupçonné d’avoir voulu commettre un carnage vendredi dans un Thalys ? Le procureur de la République de Paris, François Molins, doit tenir une conférence de presse à 17h ce mardi, a annoncé le parquet, qui devrait ouvrir une information judiciaire.

A l’issue de sa quatrième journée de garde à vue, El Khazzani est arrivé ce mardi après-midi au palais de justice de Paris pour être présenté à des juges antiterroristes en vue d’une mise en examen avant qu’un magistrat spécialisé ne statue sur sa détention. Il est arrivé à bord d’une voiture verte dans une cour du palais, pieds nus, les yeux masqués et menotté dans le dos, selon des images d’i-TÉLÉ.

Complicités et commanditaires

Maîtrisé par des passagers alors qu’il sortait des toilettes armé d’une kalachnikov et de neuf chargeurs, d’un pistolet Luger et d’un cutter, l’homme a réfuté tout acte terroriste lors de ses premières auditions. Ses déclarations n’ont pas convaincu les enquêteurs, qui ont retrouvé sur lui un portable, activé seulement le vendredi matin, une source proche du dossier. Sur son téléphone, Ayoub El Khazzani a consulté une vidéo de chants djihadistes « entre le moment où il a acheté son billet et l’instant où il est entré dans le train », quelques heures plus tard.

Outre la question d’éventuelles complicités ou de commanditaires de son geste, l’enquête va devoir retracer le parcours sinueux du jeune Marocain. Arrivé en Espagne en 2007, vers 18 ans, et installé à Algesiras, où vit son père, il a franchi début 2014 la frontière pour venir travailler en France au sein de l’entreprise de téléphonie Lycamobile. Mais, en avril 2014, il est licencié car ses papiers « ne lui permettaient pas de travailler » sur le territoire français, selon son ex-employeur.

Déterminer ses « lieux de séjour »

Sa trace se perd ensuite jusqu’au 10 mai 2015, quand il est repéré à Berlin d’où il s’envole pour la Turquie. Serait-il ensuite allé en Syrie, où des zones sont sous contrôle de Daesh ? Il a raconté à sa première avocate s’être déplacé au cours des six derniers mois en Belgique, Allemagne, Autriche, France et en Andorre.

La police belge a mené lundi soir deux perquisitions à Bruxelles, dans le quartier populaire de Molenbeek-Saint-Jean, pour tenter de déterminer les « lieux de séjour » d’Ayoub El Khazzani. Selon le journal La Dernière Heure, ces perquisitions ont été menées « chez la sœur du suspect ainsi que chez un ami à lui, où il aurait résidé plusieurs jours ».