Attaque du Thalys: Un journaliste belge parvient à monter dans le TGV avec une arme factice

TEST Il voulait voir si les mesures de sécurité étaient à la hauteur…

A.Ch.

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Capture d'écran du site dhnet.be: Un journaliste a pris le TGV avec une arme factice dans son sac.
Capture d'écran du site dhnet.be: Un journaliste a pris le TGV avec une arme factice dans son sac. — capture d'écran dhnet.be

Lundi matin, soit trois jours après l’attentat miraculeusement déjoué dans un Thalys reliant Amsterdam à Paris, un journaliste belge a décidé de prendre le train avec une arme factice dans son sac, pour voir si les contrôles de sécurité avaient été renforcés comme l’ont annoncé les autorités belges et françaises.

Bruxelles-Lille-Londres sans encombres

Le journaliste de La dernière heure a pris place à bord du Bruxelles-Nice de 11h27 ce lundi sans que personne ne remarque le canon d’une mitraillette factice dépassant de son sac à dos. Dans le train, il laisse négligemment son sac sur son siège pendant qu’il se rend au wagon-bar. Il ne se passe toujours rien. En gare de Lille-Europe, il sort du train et croise trois militaires qui patrouillent. Ils ne remarquent rien. Forçant un peu le destin, il passe ostensiblement devant les caméras de surveillance et va jusqu’à demander son chemin à un soldat en faction. Rien n’y fait, il continue à errer librement.

« Histoire d’avoir vraiment l’air d’un mec suspect », il finit par chausser des lunettes noires et remonter sa capuche sur sa tête. Toujours rien. Il arrive même à embarquer dans l’Eurostar sans passer par des portiques de sécurité. Dans le train le menant à Londres, il laisse son sac à dos traîner mais là non plus, personne ne s’inquiète. De retour à Bruxelles-Midi, le journaliste se prend en photo devant le bureau de police de la gare. Il conclut de son expérience que « la sécurité commence dans le regard, responsable et pas malsain, de chacun. Quant aux contrôles renforcés promis par le gouvernement, on imagine qu’ils sont restés bloqués en gare… »