Attaque du Thalys: Comment un mauvais Wi-Fi a permis d'éviter le pire

ATTENTAT Si les trois Américains ont pu aider à neutraliser le tireur à la kalachnikov, c'est parce qu'ils avaient changé de place pour mieux capter le Wi-Fi...

N.Bg.

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Anthony Sadler, Aleksander Skarlatos et Spencer Stone à Paris le 23 août 2015.
Anthony Sadler, Aleksander Skarlatos et Spencer Stone à Paris le 23 août 2015. — Ryan Crane/US Air Force/SIPA

La petite histoire dans la grande : si les trois jeunes Américains dont le courage a été salué ce lundi par François Hollande ont pu empêcher un massacre vendredi soir dans un Thalys, c’est grâce à un souci de Wi-Fi dans leur train.

Reprise par les médias anglo-saxons comme le Washington Post ou The Independent, l’anecdote vient renforcer le caractère « chance » de cet attentat raté, qui a fait deux blessés là où un « carnage », pour reprendre le terme du chef de l’Etat, aurait pu se produire.

«Le Wi-Fi n’était pas super dans cette voiture»

« Au départ, on n’arrivait pas à trouver nos places », a raconté à la presse Anthony Sadler, 23 ans et chevalier de la Légion d’honneur depuis ce lundi matin. Les trois amis d’enfance s’installent donc là où ils peuvent, mais décident au bout d’une demi-heure de voyage de changer de place. La raison : là où ils étaient installés, le Wi-Fi fonctionnait mal. « On a décidé de se lever car le Wi-Fi n’était pas super dans cette voiture, a poursuivi le jeune homme. On se disait "on a des billets première classe, autant en profiter" ».

Les trois amis décident donc de se rendre dans la voiture 12, comme le souligne le JDD. Peu après, Ayoub El Khazzani, présent lui en voiture 11, décide de se rendre dans les toilettes de la 12 pour charger son arme. C’est là que plusieurs passagers, dont les trois Américains, aideront à neutraliser l’individu et éviter qu’il ne fasse plus de dégât.