Attaque dans un Thalys: Les mesures pour renforcer la sécurité dans les trains

SECURITE Guillaume Pépy a détaillé les nouvelles mesures de sécurité à l’étude…

M.C.

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Un train Thalys (illustration).
Un train Thalys (illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Après la fusillade de vendredi dans un Thalys, la question de la sécurité dans les trains en général a été posée, notamment par des experts. Le président de la SNCF Guillaume Pépy, qui qualifie l’attaque d’« attentat barbare qui ne connaît aucun précédent », a détaillé dans les colonnes du Journal du dimanche les nouvelles mesures de sécurité à l’étude dans les trains français.

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  • Un numéro vert spécial

Tout en affirmant que « la seule réponse à l’attentat terroriste, dans un train ou dans la rue, est dans le travail des services de police et de renseignements », il a expliqué que le numéro vert spécial 3117, qui existe pour les incivilités, sera à partir du 1er septembre opérationnel pour un dispositif de « vigilance citoyenne », qui permettra « à chacun de signaler quelque chose d’anormal, voire inquiétant, en gare ou dans un train ».

  • Des cheminots spécialisés dans la sûreté

Guillaume Pépy précise qu’une équipe d’environ « 40 personnes » répondra aux appels, « des cheminots spécialisés dans la sûreté, spécialement formés pour identifier une vraie ou une fausse alerte ». « C’est du diagnostic express de signalement, mais c’est très important », déclare-t-il encore au JDD.

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  • La signalétique dans les trains renforcée

Le président de la SNCF, qui précise que « 3.000 agents spécialement affectés à la sûreté, armés et assermentés, patrouillent » dans les gares et les trains, annonce également que l’entreprise va renforcer « la signalétique dans les gares et les trains sur la vigilance », qu’il n’estime « pas assez présente ».

  • La fermeture des quais écartée

Il écarte en revanche l’idée de la fermeture des quais de TGV par la mise en place de portiques de sécurité. « Le train en France, c’est 20 fois plus de trafic que l’aérien. Vous voyez ce que sont les mesures de contrôle d’embarquement dans les aéroports, il faudrait faire 20 fois plus dans le train. Ce n’est pas une piste sur laquelle il faut compter », affirme-t-il. Interrogé enfin sur un éventuel contrôle des bagages, il ne le juge « pas forcément » irréaliste, « s’il est aléatoire ».