Illustration d'un enfant avec sa peluche.
Illustration d'un enfant avec sa peluche. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

FAMILLE

Réforme de la protection de l'enfance: Ce qui va changer

La secrétaire d'Etat chargée de la famille a présenté ce mercredi en conseil des ministres la réforme de la protection de l'enfance...

Améliorer les conditions de vie des 300.000 enfants les plus en difficulté, ceux qui sont aidés par l’aide sociale à l’enfance. C’est l’objectif ambitieux que vise la réforme de la protection de l’enfance, présentée ce mercredi au conseil des ministres par la secrétaire d’Etat chargée de la Famille, Laurence Rossignol. La moitié de ces enfants sont placés en familles d’accueil et foyers, les autres bénéficient d’un suivi à domicile.20 minutes décrypte les principales mesures de ce texte.

Mieux soutenir les parents à l’arrivée de l’enfant

La période périnatale, avant la naissance de l’enfant et juste après, est cruciale. Or, c’est aussi à ce moment que peuvent apparaître ou s’exacerber les violences conjugales. Le gouvernement souhaite donc un renforcement de l’entretien du 4e mois de grossesse pour repérer les familles qui auraient besoin d’être soutenues et favoriser la création des centres parentaux pour la prise en charge des enfants et des parents si nécessaire.

Limiter les ruptures dans la vie de l’enfant

Bien souvent, les enfants aidés par l’ASE changent régulièrement de lieux de vie en étant placés dans différentes familles et en faisant des allers et retours dans leur famille et dans des lieux d’accueils. Un changement de repères qui est préjudiciable à leur équilibre, d’où la volonté du gouvernement de mieux prendre en compte les besoins de l’enfant pour lui assurer davantage de stabilité quant à son lieu de vie. « L’idée est qu’on remette l’enfant au cœur des décisions qui sont prises en sa faveur », a expliqué Laurence Rossignol ce mardi sur BFMTV.

Améliorer le repérage et le suivi des enfants en danger

Pour ce faire, il faut favoriser les remontées d’informations préoccupantes concernant la sécurité des enfants. Une meilleure communication entre les animateurs, les enseignants, les médecins devrait être instaurée, avec notamment la désignation dans chaque département d’un médecin référent chargé d’organiser les relations entre ces différents acteurs. Ce qui permettra aussi une intervention plus rapide de l’autorité judiciaire dans les situations graves.

Un pécule pour aider les jeunes de l’ASE à se lancer dans la vie

Selon Laurence Rossignol, un enfant « qui a passé une grande partie de son enfance à l’ASE n’a rien ». Une fois devenu adulte, il ne bénéficie pas d’aide pour démarrer dans la vie, ce qui conduit certains à subsister dans des conditions très précaires. Pour les aider, le texte prévoit la constitution d’un pécule, via le versement de l’allocation de rentrée scolaire qui devrait désormais être conservée sur un compte bloqué que le jeune recevra à sa majorité. Un entretien obligatoire un an avant la majorité sera aussi instauré pour les jeunes de l’ASE afin de préparer le projet d’accès à l’autonomie.

Améliorer le pilotage de la protection de l’enfance

L’ASE est actuellement gérée par les départements. Pour améliorer la coordination entre les différents acteurs et éviter les disparités régionales dans ce domaine, le gouvernement prévoit la création d’une instance nationale de la protection de l’enfance.