Mortalité routière: Comment expliquer la hausse de 19% en juillet?

SOCIETE Ce sont majoritairement les deux-roues qui sont victimes d’accidents…

A.Ch.

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Illustration d'accident de la route.
Illustration d'accident de la route. — GILE MICHEL/SIPA

Un mois de juillet noir sur les routes françaises : la mortalité routière a augmenté de 19,2 % par rapport à juillet 2014. Les premières victimes ont été les conducteurs de deux-roues, qui représentent 30 % des décès sur les routes en juillet, et les plus de 65 ans qui ont été beaucoup plus nombreux que l’année dernière à perdre la vie sur la route des vacances. Comment expliquer ces deux phénomènes ? Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a rappelé les causes traditionnelles des accidents : alcool, stupéfiants, vitesse, infractions au code de la route. Mais cette année, d’autres facteurs ont joué.

La météo

Alors que le mois de juillet 2014 avait été pluvieux et morose, juillet 2015 a été plus que radieux. Résultat, les Français ont pris leur voiture ou leur moto pour partir en balade, en week-end ou en vacances. Les deux-roues ont payé un lourd tribut : 105 motards sont morts en juillet sur les routes.

La situation internationale

On ne peut pas dire que Daesh soit responsable des accidents sur les routes françaises, mais il est certain que la crainte des attentats a passé l’envie à un grand nombre de Français de partir en vacances à l’étranger. « Les séjours touristiques des Français dans l’Hexagone ont augmenté de 18,8 % », notait ce jeudi Emmanuel Barbe. La crise économique a également poussé les Français à rester près de chez eux pour faire baisser le budget voyage.

Les bas prix du carburant

En juillet 2015, le litre de gazole, le carburant le plus vendu en France, ne coûtait que 1,20 euro en moyenne dans la métropole d’après les chiffres de l’Insee. L’année dernière, pour remplir son réservoir en juillet, il fallait débourser 1,32 euro le litre. Un plein de 60 litres coûte donc environ 7 euros de moins qu’il y a un an. Cela aurait incité les Français à prendre leur voiture pour partir en vacances. Au risque de ne jamais arriver sur leur lieu de villégiature.