«La lutte contre l'insécurité routière est l'une de nos priorités» affirme Manuel Valls

RÉACTION Le Premier ministre a réagi à la publication d’un rapport sur la politique de sécurité routière de l’Etat…

L.C.

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Manuel Valls le 25 juin 2015.
Manuel Valls le 25 juin 2015. — GUILLERMO LEGARIA / AFP

Après la publication dans le JDD dimanche de quelques extraits d’un rapport accablant sur la politique de sécurité routière de l’Etat, l’exécutif a rapidement réagi. Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, étaient ce lundi en déplacement à Moustiers-Sainte-Marie (Alpes-de-Haute-Provence).

 

4.200 gendarmes et policiers supplémentaires

« Il faut éviter les polémiques stériles », a déclaré Manuel Valls. « La lutte contre l’insécurité routière et toutes ses causes est une priorité pour nous », a-t-il affirmé. Le chef du gouvernement a mis en avant les moyens déployés sur le terrain, précisant que 4.200 policiers et gendarmes supplémentaires sont mobilisés cet été sur les routes de France.

 

De son côté, Bernard Cazeneuve a rappelé que le fameux rapport, réalisé par l’Inspection générale de l’administration (IGA) à la demande de Manuel Valls en janvier 2014, a été rendu au gouvernement en juillet 2014. « On connaît les conclusions de ce rapport depuis douze mois ». « Depuis, 26 mesures ont été présentées au Premier ministre en janvier dernier », a souligné le ministre de l’Intérieur, qui a insisté sur la dimension interministérielle de ce dispositif prévoyant notamment le renforcement de la lutte contre l’alcool et les stupéfiants au volant, l’intensification des contrôles, l’interdiction des oreillettes au volant, la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les axes routiers les plus accidentogènes.

Ces mesures seront évaluées à la rentrée lors d'un comité interministériel, a précisé le Premier ministre.

Un «défi important»

« Beaucoup d’efforts ont été faits et beaucoup de résultats ont été obtenus », a réagi Bernard Cazeneuve, qui estime que lorsque l’on arrive à un niveau statistique de mortalité routière aussi bas, il faut une analyse très fine des causes de cette insécurité pour obtenir des résultats. «Les chiffres ne sont pas bons», a-t-il concédé, tandis que la mortalité routière est repartie à la hausse en 2014.

« Nous sommes face à un défi important », a-t-il concédé. « Il faut de la prévention, de la pédagogie, et une forte présence des forces de l’ordre sur le terrain ».

Le gouvernement maintient son objectif de passer « sous la barre des 2.000 tués » par an d’ici 2020, a rappelé Manuel Valls, qui a déploré les accidents spectaculaires survenus ces derniers jours. Les chiffres de la mortalité routière sont « insupportables », a-t-il ajouté.