Les chats sont-ils toujours les rois sur Internet?

JOURNÉE INTERNATIONALE DU CHAT Portés aux nues par la culture Web, les chats ne sont pas pour autant aussi populaires qu'ils en ont l'air...

H.S.

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Des vidéos de LOLcat.
Des vidéos de LOLcat. — 20MINUTES.FR

Les chats ont-ils gagné la bataille de la popularité sur Internet ? Rien n’est moins sûr. Certes, depuis la démocratisation des « Lolcat » et les investissements importants réalisés par des annonceurs en quête d’une nouvelle cible active sur les réseaux sociaux, le chat apparaît comme une arme d’attendrissement massif imparable.

Dans les faits, les Français seraient effectivement davantage portés sur les félins que sur les chiens. Une enquête Facco/TNS Sofres publiée en juin dernier révèle qu’en deux ans, la population féline a augmenté de plus de 11 % passant de 11,4 à 12,7 millions, tandis que le nombre de chiens, lui, a diminué de 2 %. Le chat serait « hype » et le chien ringardisé. Il faut dire que les chiens les plus « populaires » ne sont pas nés hier. Rintintin ou Beethoven ont certes l’avantage de replonger de nombreux internautes en enfance, mais peinent à convaincre les geeks au tropisme félin.

Pourtant comme les chats, les chiens ont su s’adapter au numérique et à la culture Web. Certaines icônes, comme leurs homologues Lil' Bub, Colonel Meow ou Grumpy Cat, sont nées. C’est le cas de Boo, arrivé sur Facebook en 2009 et qui compte désormais 17 millions de fans sur le réseau social. Sur Instagram, ses collègues Marnie, Tuna et Zappa comptent entre 50.000 et 2 millions de fans.

Et lorsqu’on se penche sur les chiffres, les chiens l'emportent haut la main. Sur YouTube, que l’on tape « dog » (chien) ou « cat » (chat), « cute dog » (chien mignon) ou « cute cat » (chat mignon), les résultats sont chaque fois plus importants pour les chiens. Sur Google, les recherches concernant le meilleur ami de l’homme sont quasiment deux fois supérieures à celles concernant les chats.

Dans L’Encyclopédie de la Webculture (Ed. Laffont), les journalistes Titiou Lecoq et Diane Lisarelli définissent le chat comme « l’animal fétiche de la mythologie d’Internet ». Si les chiens ne font pas partie de cette mythologie, ils restent présents sur la Toile et captent l’intérêt d’un plus grand nombre d’internautes, notamment chez ceux qui ne se revendiquent pas de cette webculture.