7.500 bacheliers en attente d'une place en fac

EDUCATION D'après Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur, le problème existe depuis plusieurs années...

20 Minutes avec agence
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Des étudiants discutent sur le campus de l'université Paris III (Censier-Sorbonne Nouvelle), le 25 mai 2009 à Paris.
Des étudiants discutent sur le campus de l'université Paris III (Censier-Sorbonne Nouvelle), le 25 mai 2009 à Paris. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Des milliers de bacheliers du cru 2015 n’ont toujours pas reçu d’affectation officielle dans une université. Passés entre les mailles du filet des trois tours de sélection du portail APB (admission post-bac), ces futurs étudiants se sont vu refuser tous leurs choix de formation de premier cycle universitaire (licences).

30.000 à 50.000 étudiants supplémentaires doivent être accueillis chaque année

Le phénomène n’est pas nouveau. « C’est un problème qui existe depuis deux ou trois ans et qui tend à se développer », a indiqué aux Echos le secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur Thierry Mandon. Il attribue la situation aux 30.000 à 50.000 étudiants supplémentaires que les universités doivent accueillir chaque année. Une explication qui ne convainc pas le syndicat Unef (Union Nationale des Etudiants de France) qui, sur le site de RTL, met plutôt en avant la diminution des capacités d’accueil des campus.

Mais parmi les 617.000 bacheliers 2015, combien sont-ils à être encore dans l’incertitude ? Après avoir avancé le chiffre alarmant de 10.000 à 15.000, le cabinet de Thierry Mandon, interrogé par Le Monde, évoque désormais 7.500 jeunes touchés après une vérification plus précise.

La situation devrait se débloquer d’ici la rentrée

Pour eux, l’espoir pourrait venir d’une quatrième phase complémentaire ajoutée au système APB. Activée dès le 15 septembre, elle devrait permettre aux étudiants sans affectation de trouver une place en université.

Un véritable défi organisationnel qui nécessitera parfois une gestion au cas par cas. Mais que les récents bacheliers en galère se rassurent, le secrétaire d’Etat a assuré que « chaque cas sera traité d’ici la rentrée ».