Cimetière profané en Meurthe-et-Moselle: Les trois mineurs reconnaissent les faits

ENQUETE Une quarantaine de tombes chrétiennes ont été profanées dans le cimetière de Labry...

R.L.

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Une quarantaine de tombes chrétiennes profanées dans un cimetière de Meurthe-et-Moselle le 3 août.
Une quarantaine de tombes chrétiennes profanées dans un cimetière de Meurthe-et-Moselle le 3 août. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Une fille de 12 ans et deux garçons de 14 et 15 ans ont été interpellés mardi dans l'enquête sur les dégradations commises sur une quarantaine de tombes chrétiennes à Labry (Meurthe-Moselle), a annoncé le procureur de Briey, Yves Le Clair.

« Motivations gothiques »

Les jeunes suspects, aux motivations «gothiques» selon le procureur, ont reconnu les faits. L'adolescente, qui selon les enquêteurs ne serait pas entrée dans le cimetière, a été simplement entendue, tandis que les deux garçons ont été placés en garde à vue, a précisé le magistrat. L'aîné a perdu son père il y a un an, ce qui l'a «fortement perturbé» selon le maire de ce village de 1.700 habitants, Luc Ritz, qui évoque des faits «choquants et répréhensibles». 

En début de semaine, une quarantaine de tombes chrétiennes ont été profanées dans le cimetière de Labry en Meurthe-et-Moselle, avec des « crucifix retournés ou brisés et une plaque funéraire dégradée ». Au total « 35 ornements funéraires, principalement des crucifix et des plaques, ont été déplacés », dont quatre ont été brisés, a précisé le procureur de Briey, Yves Le Clair.

 

Cinquième profanation depuis le début de l'année dans le département

Une petite inscription «666», considérée comme le «nombre du Diable» par les gothiques et autres satanistes, a également été apposée sur une pierre tombale, a constaté un journaliste de l'AFP. Les suspects devraient être présentés à un juge des enfants en vue d'une mise en examen pour «violation de sépulture», un délit passible, pour les mineurs, de six mois d'emprisonnement.

Selon le ministère de l'Intérieur, «il s'agit de la cinquième profanation de cimetière dans le département depuis le début de l'année». Interrogée par l'AFP, la préfecture a toutefois précisé que les quatre épisodes précédents évoqués par le ministère - qui n'ont pas été relatés par la presse locale, ou très peu - étaient des «phénomènes de moindre ampleur que ce qui s'est passé à Labry».