Sondages de l'Élysée: La garde à vue de Pierre Giacometti prolongée

ENQUETE Ce proche de Nicolas Sarkozy  est interrogé depuis mercredi matin à la Brigade de répression de la délinquance économique...

20 Minutes avec AFP

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Pierre Giacometti le 16 mai 2006 à Paris
Pierre Giacometti le 16 mai 2006 à Paris — Stephane de Sakutin AFP

La garde à vue de Pierre Giacometti, conseiller de Nicolas Sarkozy, a été prolongée ce jeudi dans l’enquête sur les sondages de l’Élysée, épinglés par la Cour des comptes lors du dernier quinquennat, a appris l’AFP de source proche du dossier.

L’ex-directeur général d’Ipsos France est interrogé depuis mercredi matin par des enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) à Paris.

Présentation à un magistrat

A l’issue de cette garde à vue, qui peut durer 48 heures, il peut être relâché ou présenté à un magistrat instructeur en vue d’une éventuelle mise en examen.

>> Comprendre le dossier des sondages de l’Elysée

L’enquête porte sur la régularité des contrats conclus sous le quinquennat Sarkozy entre l’Élysée et neuf instituts de sondage, notamment la société Giacometti-Peron de Pierre Giacometti et celle de Patrick Buisson, Publifact.

Patrick Buisson, qui conseillait également Nicolas Sarkozy à l’Élysée mais avec lequel l’ex-président a depuis coupé les ponts, a été mis en examen mercredi par un juge financier pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier. Il s’agit de la première mise en examen dans ce dossier.

De chères conventions

Début juin, six anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant et Xavier Musca qui s’étaient succédé au poste de secrétaire général de la présidence de la République, ainsi qu’Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet, avaient été entendus. A l’issue de leurs interrogatoires, ils avaient été relâchés sans être déférés devant la justice.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est protégé par son immunité présidentielle puisqu’il était en poste à l’Élysée.

La polémique avait débuté en 2009, après la publication d’un rapport de la Cour des comptes qui épinglait sévèrement une convention signée en juin 2007 entre l’Élysée et le cabinet de Patrick Buisson « pour un coût avoisinant 1,5 million d’euros ».