VIDEO. Agression de Reims: La principale mise en cause témoigne

AGRESSION L’une des femmes mises en cause dans l'agression d'une autre en maillot de bain à Reims a donné sa version des faits sur Facebook…

A.-L.B.

— 

Capture d'écran d'une vidéo postée par Nesrine Mook le 27 juillet 2015 sur Facebook.
Capture d'écran d'une vidéo postée par Nesrine Mook le 27 juillet 2015 sur Facebook. — Capture écran 20 Minutes

« Il n’a jamais été question de maillot de bain. Je suis la première à aller bronzer en maillot de bain au parc Léo-Lagrange. Il a été question d’un physique ». La principale mise en cause dans l’agression d’une femme en bikini dans un parc de Reims confie sa version des faits dans une vidéo publiée sur Facebook lundi soir.

Dans cette vidéo repérée par Buzzfeed, la jeune femme dont le pseudo est Nesrine Mook reconnaît l’agression. Portant une minerve sombre, elle dit alors : « Aujourd’hui je veux expliquer les faits. Il n’a jamais été question de maillot de bain. Je suis la première à aller bronzer en maillot de bain au parc Léo Lagrange. (…) Il a été question d’un physique (…)», explique-t-elle.

« Vu ton corps, je comprends que tu ne puisses pas te mettre en maillot »

Elle ajoute ensuite : « Ma copine a bien dit “ce n’est pas l’été, il ne faut pas bronzer, ce n’est pas l’heure de sortir le maillot”. La personne [la fille en maillot de bain agressée] a dit : “Vu ton corps, je comprends que tu ne puisses pas te mettre en maillot”. Ma copine a fait l’erreur, c’est vrai elle a fait une petite erreur. (…) Je suis venue les séparer. La victime n’a pas eu peur de me porter une gifle. (…) Comment vous expliquez que cette personne a eu 4 jours d’ITT, alors que j’ai eu 10 jours d’ITT ? ».

La jeune femme, qui s’est vue prescrire trois jours d’incapacité totale de travail (et non pas dix) selon la vice-procureure Hélène Morton, précise encore dans la vidéo : « Avec notre histoire, nous sommes des proies faciles (…) Mais nous ne sommes pas des terroristes. Je ne suis pas une terroriste (…) ni une policière islamique ».

Première version du journal démentie par la justice

Mercredi après-midi, une femme de 21 ans vêtue d’un maillot de bain au parc Léo-Lagrange de Reims avec deux amies a été prise à partie puis attaquée par cinq femmes qui ont été identifiées. Le quotidien qui rapportait l’information, L’Union, suggérait que cette agression avait un mobile religieux ou moral, qui a entraîné de nombreux commentaires d’associatifs et de politiques.

Cette version a été ensuite démentie par le parquet de Reims, pour qui « ni la victime ni les auteures des coups n’ont fait état, lors des auditions, d’un mobile religieux ou d’un mobile moral qui aurait déclenché l’altercation ».

Audience en septembre prochain

Dans un article publié ce mardi, L’Union reconnaît une « formulation maladroite » du journaliste qui a rapporté l’agression, avec « une formulation maladroite assurément car perçue comme l’affirmation que l’affaire était la manifestation certaine d’un interdit religieux. »

Les jeunes femmes mises en cause dans cette agression vont être renvoyées devant le tribunal correctionnel en septembre prochain uniquement pour des « violences en réunion ».