VIDEO. Reims: Rouée de coups car elle bronzait en maillot de bain dans un parc

FAITS DIVERS Mercredi, une Reimoise a été agressée par cinq jeune filles, dont deux mineures, qui ont été identifiées...

F.R.

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Une femme allongée dans l'herbe bronze en maillot de bain, à Paris. Image d'illustration.
Une femme allongée dans l'herbe bronze en maillot de bain, à Paris. Image d'illustration. — MICHEL GANGNE / AFP

Lorsque l’on prend un bain de soleil, on sait qu’on s’expose aux coups de soleil, mais on ne s’attend pas à recevoir des coups tout court. C’est malheureusement ce qui est arrivé à une jeune femme de 21 ans, qui, vêtue d’un maillot de bain, profitait du beau temps au parc Léo-Lagrange de Reims en compagnie de deux amies, mercredi après midi. Un moment de détente gâché par une autre jeune fille qui l’a prise à partie en lui reprochant cette tenue qu’elle estimait indécente et contraire à sa morale, relate L’Union.

Une réprimande que n’a pas apprécié la jeune femme. Elle aussi a fait savoir sa façon de penser à son interlocutrice. Le ton est monté et une altercation a éclaté. La fille à l’origine de la « leçon de morale » a été rejointe par les quatre amies qui l’accompagnaient et, ensemble, elles ont passé à tabac la jeune femme en maillot.

Quatre jours d’incapacité totale de travail

Des témoins de la scène ont alerté les secours. La victime, transportée au CHU de Reims s’est vue prescrire quatre jours d’incapacité totale de travail.

Les cinq agresseuses ont été identifiées par la brigade de répression des violences. L’Union révèle que deux d’entre elles sont mineures. L’une, âgée de 16 ans, a fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur. L’autre, âgée de 17 ans, a été placée sous le statut de témoin assisté. Les trois autres, qui ont 18, 19 et 24 ans seront jugées par le tribunal correctionnel le 24 septembre.

Sur Twitter, les internautes ont témoigné leur indignation sous le mot-dièse #jeportemonmaillotauParcLéo:

Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a également réagi dans la nuit sur le réseau social, condamnant «fermement» cette agression «intolérable sur notre territoire»:

Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, a lui appelé à «des sanctions exemplaires»: