Une journaliste reçoit une photographie signée Xavier Dupont de Ligonnès

FAITS DIVERS Un mystérieux correspondant a envoyé une photo de deux des victimes à une journaliste nantaise…

Vincent Vantighem

— 

Photo fournie le 23 avril 2011 de Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect du quintuple assassinat commis le 21 avril 2011 à Nantes
Photo fournie le 23 avril 2011 de Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect du quintuple assassinat commis le 21 avril 2011 à Nantes — - AFP

Un témoignage bidon de plus ou une réelle piste ? Selon France 3, une journaliste nantaise a reçu, durant la semaine du 13 juillet, un courrier signé « Xavier Dupont de Ligonnès ». Quatre ans après la disparition de cet homme, soupçonné d’avoir tué et enterré sous la terrasse de leur maison ses quatre enfants et sa femme, cette journaliste a donc reçu, dans une enveloppe, « une photo qui semble être celle de deux de ses fils et qui n’est jamais sortie dans la presse », assure France 3, qui révèle cette information.

Si le cliché montrant les deux enfants devant une table de cuisine n’est pas daté et ne présente qu’un intérêt limité pour l’enquête, ce sont surtout les inscriptions trouvées au dos qui intéressent désormais les enquêteurs. « JE SUIS ENCORE VIVANT », est-il inscrit à l’encre bleue en lettres manuscrites. Puis, en caractères plus petits, cette mention: « de là jusquà cette heure ». Il pourrait s'agir d'une référence à la locuation latine «Hinc Ad Horam». A l'origine, cette expression signifiait «là à cette heure» mais elle se traduit désormais en français courant par «encore». L’étrange missive est signée « Xavier Dupont de Ligonnès » et datée du « 11 juillet 2015, à Nantes ».

Test graphologique et analyse ADN

Après avoir découvert cet étrange courrier, la journaliste nantaise a donc averti l’antenne de la police judiciaire de Nantes. Selon France 3, les enquêteurs vont ordonner une analyse graphologique ainsi que des relevés ADN afin de les comparer avec les empreintes visées par un mandat d’arrêt international. De son côté Brigite Lamy, la procureure de la République de Nantes, a bien voulu confirmer «la réception d'une photographie par l'AFP»

Régulièrement, des témoignages de personnes assurant l’avoir vu surgissent dans la presse. Mais aucune de ses pistes n’a jamais été confirmée. En mai dernier, le procureur de la République de Draguignan (Var) avait d’ailleurs coupé court aux fantasmes après la découverte d’ossements dans une forêt de Fréjus en expliquant qu’il ne s’agissait pas de ceux du suspect numéro 1.