Vacances: Quels sont les souvenirs que vous ne pouvez pas ramener de l'étranger?

VACANCES Sable, coquillage, antiquités... Ces souvenirs sont soumis à de fortes réglementations...

Lison Lagroy

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Un officier des douanes scanne les bagages à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle (Paris).
Un officier des douanes scanne les bagages à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle (Paris). — WITT/SIPA

Qui n’a jamais ramené du sable ou des coquillages d’un voyage ou rêvé d’installer une antiquité étrangère dans son salon ? Pourtant, ces souvenirs sont soumis à de fortes réglementations et menacent parfois l’équilibre de ces endroits souvent paradisiaques. 20 Minutes fait le point sur ce que vous pouvez mettre ou pas dans votre valise.

  • Du sable et des coquillages

Il est interdit de ramener de l’étranger des espèces d’animaux ou de végétaux protégés. Par exemple, sur l’archipel des îles Galapagos, classé au Patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco, une loi de protection de l’environnement est en vigueur. Elle interdit de ramener dans ses bagages du corail, des roches volcaniques ou des coquilles d’animaux marins. Idem pour le sable où les célèbres tortues viennent pondre. Cette loi interdisant le prélèvement de matériel géologique ou biologique sur le territoire des îles Galapagos est en vigueur depuis 1999 et prévoit des sanctions allant jusqu’à des peines de prison.

Selon l’AFP, les agents du Parc national et de la police de l’environnement opèrent quasiment une saisie par jour. Si chaque touriste décide de rapporter un souvenir (sable ou coquillage), cela pourrait mettre en péril l’équilibre de ces éco-système parmi les plus riches au monde.

En Islande, il est également interdit d’emporter avec soi des objets prélevés dans la nature islandaise (minéraux, plantes, oiseaux). Comme dans la majorité des pays, des contrôles sont effectués à la sortie du territoire.

En Sardaigne, une page Facebook intitulée « La Sardaigne volée et pillée » a été ouverte pour lutter contre le vol de sable, de pierres et de coquillages, qui « est un crime ».

  • Des antiquités

Il est également interdit de ramener des objets de collection ou des antiquités appartenant au patrimoine du pays visité. En Thaïlande par exemple, les antiquités sont protégées pour ne pas être volées ou décapitées. En théorie, ramener une petite statuette pas cher et récente ne posera pas de problème. Ce qui n’est pas le cas pour les représentations de Bouddha : sacré, il faut théoriquement demander une licence si on veut en rapporter un.

En Australie, il est également interdit de toucher, de photographier et de ramener quelque objet d’un site aborigène (sacré).

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En ce qui concerne les vestiges de tombeaux, comme il en existe beaucoup en Egypte : il est interdit de ramener quoi que ce soit, même si vous ramassez le morceau par terre. Il est également bien évidemment prohibé d’acheter des vestiges à des pilleurs de tombes…

De nombreuses dégradations liées à l'activité touristique sont à déplorer chaque année, comme à Pompéi où un morceau de fresque représentant Artémis a été délibérément volé.

  • Des plantes

Un bananier du Japon, c’est joli. Mais le rapporter dans vos valises est totalement interdit. On ne peut pas rapporter de plantes de pays lointains sans leur certificat phytosanitaire ni cueillir des espèces menacées dans leur milieu d’origine.

Le commerce des espèces menacées d’extinction (flore et faune) est d’ailleurs régulé par la convention de Washington ratifiée par plus de 175 pays, dont la France. L’idée : que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie de leur espèce. Cette convention protège plus de 30.000 espèces sauvages, à des degrés divers (interdiction totale de tout commerce, restrictions ou mesures de sauvegarde).