Prix de la viande bovine: Les abatteurs ont augmenté les prix a minima

AGROALIMENTAIRE Le rapport du médiateur publié mercredi indique que les abatteurs n'ont consenti qu'à un faible effort sur la revalortisation des prix...

20 Minutes avec AFP
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Dans un supermarché de Mont-de-Marsan (Landes), un jeune agriculteur installe des rubans «viande de nulle part», le 21 juillet 2015.
Dans un supermarché de Mont-de-Marsan (Landes), un jeune agriculteur installe des rubans «viande de nulle part», le 21 juillet 2015. — AFP

Oui, les abatteurs de bovins ont « augmenté leurs prix » mais ils se sont contentés d’une hausse minimum. C’est le constat que le médiateur des relations commerciales agricoles a dressé dans son rapport publié ce mercredi sur le site du ministère de l’Agriculture.

Autrement dit, les abatteurs ont effectivement revalorisé les prix de la viande bovine, mais sans aller jusqu’aux 5 centimes par kilo et par semaine prévus par l’accord du 17 juin. Ils se seraient aussi concentrés dans un premier temps « sur les seules races à viande » au détriment des vaches laitières.

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En raison de la grande complexité des achats dans la viande bovine, la hausse des prix payés aux éleveurs « repose sur un unique acteur de la filière », l’abatteur-découpeur, explique le rapport. Or, durant les trois premières semaines après l’accord, les différents acteurs (éleveurs, abatteurs, distributeurs) n’avaient pas « d’orientation commune » sur le type d’animaux concernés, souligne-t-il. Chacun a donc eu tendance à adopter « la lecture des engagements pris par la filière la plus favorable à ses intérêts propres ».

Dans les abattoirs, les hausses se sont faites dans « des proportions variables selon les régions d’abattage et les catégories d’animaux abattus », continue le médiateur.

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La grande distribution a presque joué le jeu

De son côté, la grande distribution semble avoir globalement joué le jeu : le médiateur « n’a pas connaissance à ce jour de refus » de l’une des enseignes d’acheter la viande plus cher.

Mais, si « les distributeurs ne se sont pas frontalement opposés à la hausse », ils « n’ont pas forcément joué un rôle dynamique en ce sens », nuance le rapport.

Sur certains types de morceaux, « de nombreux distributeurs se seraient ainsi fournis auprès d’abatteurs-découpeurs ayant remporté les marchés en "cassant" les prix par des approvisionnements auprès d’éleveurs contraints de brader leurs bêtes ».

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Le rapport ne désigne aucune entreprise par son nom, des lettres ayant été attribuées à chacune dans les tableaux de prix.

Dénonçant les « ambiguïtés » des abattoirs, le président de la Fédération nationale bovine (FNB) Jean-Pierre Fleury a prévenu mercredi que les éleveurs « régleraient leur cas en direct » à ceux qui ne respecteraient pas l’accord.