VIDEO. Serial killer: Une nouvelle victime francilienne imputable au «Grêlé»?

FAITS DIVERS Karine Leroy, retrouvée morte en 1994, pourrait être passée entre les mains de ce tueur inconnu…

William Molinié

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Capture d'écran de l'émission enquêtes criminelles consacrée à l'affaire du «Grêlé».
Capture d'écran de l'émission enquêtes criminelles consacrée à l'affaire du «Grêlé». — 20 Minutes

C’est l’affaire la plus ancienne des enquêteurs de la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres. Les meurtres et viols non résolus du « Grêlé », un cold case devenu l’obsession de la police judiciaire parisienne, pourraient connaître un nouveau rebondissement. Selon Le Parisien, qui révèle l’information, un nouvel homicide pourrait être imputé à cet homme jusqu’ici introuvable, s’ajoutant aux trois meurtres et six viols dont il est soupçonné.

Ce quatrième meurtre pourrait être celui de Karine Leroy, 19 ans, disparue le 9 juin 1994 de la cité Beauval à Meaux (Seine-et-Marne) alors qu’elle se rendait au lycée. Son corps a été découvert un mois plus tard dans un bois de Montceaux-lès-Meaux. Les avocats de la famille de la jeune femme, Me Didier Seban et Corinne Herrmann, spécialisés dans les affaires de cold cases, sont parvenus à faire rouvrir début mai ce dossier par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne). Les enquêteurs de la brigade criminelle ont alors rapproché ce dossier de la série de meurtres et viols non résolus imputés au « Grêlé ».

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Garrot espagnol

Ce dernier est déjà suspecté d’avoir tué à trois reprises à Paris : Cécile Bloch, 11 ans, poignardée et violée le 5 mai 1986 ; Gilles Politi, 38 ans et Irmgard Mueller, 20 ans, tous deux tués le 29 avril 1987. Une autre liste de six viols commis entre 1986 et 1994 s’ajoute à ce tableau de chasse.

Ce tueur inconnu a une particularité, il étouffe ses victimes au moyen de la méthode du garrot espagnol ou des techniques similaires. Gilles Politi a été retrouvé les poignets et les chevilles attachées par des ceintures tressées en lanières passant par son cou, les liens resserrés par un tisonnier. Irmgard Mueller, jeune fille au pair, était attachée les bras en croix avec une corde autour du cou rattachée au lit superposé, la gorge tranchée.

Un portrait-robot

Quand à la possible nouvelle victime, Karine Leroy, elle a été retrouvée avec un lien autour du cou, « torsadé avec un bâton derrière la nuque », rapporte Le Parisien. Le fil électrique était accroché grâce à un nœud double.

La police a l’ADN du tueur qui va être comparé à ceux retrouvés dans le dossier Leroy. Les enquêteurs connaissent son mode opératoire et ont même diffusé un portrait-robot. Mais depuis 29 ans, elle ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Pour ne pas l’oublier, son visage particulier à la peau creusée, est affiché sur les murs du 36.