Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lors d'une manifestation à Nantes, le 22 février 2014.
Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lors d'une manifestation à Nantes, le 22 février 2014. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

PROJET D'AÉROPORT

Notre-Dame-des-Landes: Les recours des opposants ont tous été rejetés

Les travaux d'aménagement du site pourraient ainsi reprendre dès l'automne…

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté ce vendredi les 17 recours environnementaux contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a indiqué Jocelyn Duval, l’avocat du concessionnaire Vinci, cité par l’AFP, Reuters et France TV Info. La justice valide ainsi les arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux du futur aéroport nantais, confirme l’avocat des opposants Thomas Dubreuil.

 

« Par 14 jugements rendus le 17 juillet 2015, le tribunal administratif de Nantes rejette tous les recours qui lui ont été présentés lors de l’audience du 18 juin dernier », comme l’avait préconisé le rapporteur public, indique également le tribunal dans un communiqué.

Un revers pour les associations écologistes et les zadistes

Concrètement, cette décision permet aux partisans du projet de demander la reprise des travaux dès l’automne, sans attendre les prochains appels des opposants. C’est un coup dur pour le mouvement de contestation du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’Acipa (principale association de contestation du projet), des associations d’agriculteurs et d’élus locaux, le parti Europe Ecologie-Les Verts, quelques associations écologistes et des particuliers avaient saisi le tribunal administratif de Nantes en février 2014 pour faire annuler quatre arrêtés pris par le préfet de Loire-Atlantique.

Ces textes autorisaient le concessionnaire du futur aéroport à détruire les zones humides de ce site de 1.650 hectares qui abrite près de 100 espèces protégées. Selon les opposants au projet, ces arrêtés n’étaient pas conformes à la réglementation en vigueur en matière d’environnement.

Depuis 2008, le site du futur aéroport - la « zone d’Aménagement différé » (ZAD), rebaptisée « zone à défendre » par les opposants au projet - est occupé par des « zadistes ».