VIDEO. Projet d'attentat déjoué contre une base militaire: Les suspects voulaient décapiter un gradé

TERRORISME Quatre personnes âgées de 16 à 23 ans sont en garde à vue dans cette affaire...

N.Beu. avec AFP

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François Hollande et Bernard Cazeneuve sur le perron de l'Elysée, le 15 juillet 2015
François Hollande et Bernard Cazeneuve sur le perron de l'Elysée, le 15 juillet 2015 — Thibault Camus/AP/SIPA

Tout a commencé par une annonce du président de la République. En marge d’un déplacement à Marseille avec le président mexicain Enrique Pena Nieto, François Hollande a déclaré que « des actes terroristes » avaient été déjoués « cette semaine » en France. Dans la soirée, les détails glaçants du projet d'attentat sont venus de la bouche de Bernard Cazeneuve et par des informations obtenues par l'AFP

Alors qu'il était interrogé sur les explosions sur le site pétrochimique proche de l’étang de Berre [Bouches-du-Rhône, le chef de l’Etat a déclaré mercredi après-midi : « Cette semaine, nous avons également prévenu des actes terroristes qui auraient pu être produits. »

Des installations militaires visées

Puis vers 21h30,  c’est le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui s’est exprimé et a donné plus de reliefs aux premières déclarations de François Hollande :  « Lundi 13 juillet à l’aube, quatre individus de 16 à 23 ans, dont un ancien militaire réformé de la marine, ont été interpellés aux quatre coins du territoire. Ces individus projetaient des attaques terroristes contre des installations militaires françaises ». Ils ont été placés en garde à vue à la DGSI, a précisé le ministre. Selon l'AFP, les mis en cause projetaient aussi de décapiter un militaire gradé et de filmer la scène. Trois d'entre eux auraient reconnu leurs intentions, et la garde à vue du mineur de 16 ans aurait été levée mercredi soir, affirme Le Monde.

Le principal instigateur dans ce projet d’attentat avait été, selon le locataire de la Place Beauvau ,« repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de jihadistes français aujourd’hui incarcérés ». Il avait aussi manifesté des « velléités de départ en Syrie» ce qui lui avait valu à l'époque «un entretien administratif» avec les services français.

Bernard Cazeneuve a aussi précisé qu’« aucun lien ne peut etre établi à ce stade avec les faits qui se sont déroulés récemment dans les Bouches du Rhône. »

Une enquête préliminaire a été ouverte dès le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. » Depuis 2012, 326 personnes ont été interpellées par les services français dans le cadre d’affaires de terrorisme