Les parents de Vincent Lambert envisagent de déposer une plainte pour «maltraitances»

FIN DE VIE Malgré la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, ils bataillent toujours pour le maintien en vie de leur fils…

Vincent Vantighem

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Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, à Reims, le 6 juin 2015.
Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, à Reims, le 6 juin 2015. — SIPA

La bataille judiciaire autour du sort de Vincent Lambert est loin d’être terminée. Alors que tous ses proches sont convoqués, ce mercredi au CHU de Reims, pour une réunion d’information sur la procédure d’arrêt des traitements validée en juin par la Cour européenne des droits de l’homme, ses parents envisagent, eux, de nouveaux recours judiciaires.

La famille de Vincent Lambert convoquée pour décider de son sort

Toujours opposés à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation qui maintiennent leur fils, Vincent, en vie depuis un accident de moto qui l’a plongé dans un coma pauci-relationnel en 2008, Pierre et Viviane Lambert n’excluent désormais pas de déposer une plainte au pénal. « Nous étudions tous les moyens d’action, confirme ainsi à 20 Minutes, Jean Paillot, leur avocat. Devant les juridictions administratives mais aussi au pénal. »

Alimentation plaisir et kinésithérapie

Et c’est l’équipe médicale qui s’occupe de Vincent Lambert qui est dans leur viseur. « Aujourd’hui, il est enfermé, il n’est jamais mis au fauteuil, on ne lui envoie pas de kinésithérapeute, liste Jean Paillot. Cela pourrait faire l’objet d’une plainte pour ‘’maltraitances’’.»

Vidéo à l’appui, Pierre et Viviane Lambert assurent également depuis plusieurs mois que leur fils est désormais capable de déglutir et donc de s’alimenter autrement que par le biais d’une sonde. « Or, à aucun moment, on envisage de lui donner une alimentation plaisir », s’écrie encore Jean Paillot.

Une nouvelle expertise réclamée

Une stratégie battue en brèche par François, le neveu de Vincent Lambert qui aimerait, lui, le « voir enfin partir ». Dans une tribune publiée par L’Obs, il raconte que le patient au cœur de cette bataille idéologique « fait des fausses routes rien qu’en avalant ses glaires » et dénonce l’attitude de ses parents.

« Nous pensons, nous, que son état de santé s’est amélioré ces derniers mois, poursuit Jean Paillot. Cela devrait donner lieu, à tout le moins, à une nouvelle expertise pour s’en assurer », conclut-il.