Les forêts de panneaux publicitaires à l'entrée des villes dorénavant interdites

PUB Depuis dimanche minuit, l'implantation de panneaux publicitaires à l'entrée des villes est prohibée et fortement punie par la loi...

Pierre Garrigues

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Panneaux publicitaires aux abords de Nantes.

Panneaux publicitaires aux abords de Nantes. — Fabrice Elsner / 20 Minutes

Les panneaux publicitaires à l’entrée des villes, c’est fini. La loi votée en 2010 dans le cadre de la loi Grenelle, est entrée en application ce lundi. Au total, selon l’Union de la Publicité Extérieure, 600.000 panneaux (fast-foods, hôtels, restaurants…) sont concernés par la mesure. Les panneaux (scellés au sol, de 1,5 m x 1 m) seront normalement remplacés par une signalisation officielle et harmonisée.

Tous les panneaux publicitaires à l’entrée des villes vont-ils être retirés ?

En théorie, oui. Jusqu’à maintenant, certaines enseignes disposaient de dérogations spéciales comme par exemple les restaurateurs, les garages ou encore les stations-service et autres commerces estimés utiles pour les voyageurs en déplacement. Mais face au trop grand nombre de fraudes de la part notamment des grandes enseignes, la loi indique que l’utilisation de ces pubs « sauvages » hors des villes sera maintenant passible d’une amende de 7.500 euros.

Quel est le but d’une telle mesure ?

Pour Pierre-Jean Delahousse, de Paysages de France, interrogé ce lundi par Le Parisien, outre la dimension esthétique (en finir avec les forêts de panneaux à l’entrée des villages), la mesure a surtout un côté pratique : celui de rendre les petits commerces, dont les publicités étaient auparavant noyées dans la multitude des réclames des autres enseignes, beaucoup plus visibles. De plus, les informations des commerces réellement utiles aux personnes en déplacement seront retranscrites de manière beaucoup plus lisible grâce à une signalisation officielle.

Et en pratique, ça va vraiment marcher ?

Cela dépend du zèle des dirigeants locaux. Vont-ils appliquer la mesure à la lettre, ou au contraire faire preuve d’une certaine tolérance ? Certains élus considèrent en effet la publicité comme indispensable à l’activité économique de leur territoire. L’effet risque donc de ne pas être immédiat. Mais pour Pierre-Jean Delahousse, il est nécessaire de faire cesser ces activités illicites. L’association Paysages de France promet donc à ce sujet de recourir à des actions en justice contre les plus grosses enseignes (Leclerc, Urbacom) en cas de non-application de la loi : « Nous ne leur ferons pas de cadeau », menace Pierre-Jean Delahousse.

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