Illustration d'une femme sur un quai de métro à Paris.
Illustration d'une femme sur un quai de métro à Paris. — Miguel Medina AFP

SECURITE

VIDEO. Harcèlement dans les transports: Les cinq mesures phares du plan de lutte du gouvernement

La secrétaire d'État chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, a présenté ce jeudi le plan national du gouvernement de lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun...

100 % des femmes ont déjà été victimes au moins une fois dans leur vie de remarques sexistes, de harcèlement ou d’agression sexuelle dans les transports en commun. Devant ces chiffres alarmants, le gouvernement a décidé d’agir et présenté ce jeudi matin un plan d’action national. Un projet qui reprend la majorité des recommandations de l’avis du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCEfh). 20 Minutes vous présente les cinq mesures principales.

Des marches participatives

Le gouvernement prévoit d’associer activement les femmes à ce plan de lutte pour qu’elles se sentent plus en sécurité dans les transports. Des groupes d’usagères participeront ainsi à des marches participatives, consistant à visiter des stations, des gares, des trains et des métros afin d’identifier les aménagements insécurisants. L’objectif : rendre les installations plus sécurisantes, ce qui pourrait passer par davantage d’éclairages, de vidéosurveillance ou de présence humaine.

«Oui, la ville a un sexe qui est masculin»

L’arrêt à la demande pour les femmes dans les bus de nuit

« A partir d’une certaine heure pour les femmes c’est assez difficile de rentrer chez elle. L’arrêt à la demande les rapprocherait au plus près de leur domicile et ça rassure. Ça fonctionne bien au Canada », a déclaré Pascale Boistard au micro de RMC. Le plan de lutte du gouvernement prévoit ainsi l’expérimentation à Nantes de l’arrêt à la demande pour les femmes dans les bus de nuit.

L’instauration de l’alerte par SMS

Pour qu’une victime ou un témoin puisse signaler une agression, le gouvernement prévoit la mise en place dès la fin de l’année d’un système d’alerte par SMS. « Quand on assiste à un acte répréhensible, on peut avoir peur d’intervenir. Là vous pouvez discrètement alerter par SMS le centre de sécurité de la SNCF qui peut dépêcher des agents. C’est le 3117 pour la SNCF. Pour la RATP, c’est le 3249. On travaille aussi sur des applis plus discrètes et plus efficaces de géolocalisation », a détaillé la secrétaire d’Etat.

La fin des publicités sexistes dans les transports

Désormais, tout message ou publicité à caractère sexiste créant un environnement hostile pour les femmes dans les transports en commun sera supprimé. « Nous allons travailler avec les publicitaires et les transporteurs pour que les espaces dans les transports ne soient pas consacrés à alimenter ce harcèlement sexiste à travers des images dégradantes de la femme, a poursuivi Pascale Boistard. On ne peut pas à la fois lutter contre le harcèlement sexiste et continuer à produire des images qui dégradent la femme et qui la fait considérer comme un objet à disposition de tous ».

Une campagne de sensibilisation

Dès l’automne, le gouvernement lancera une campagne de sensibilisation qui s’accompagnera entre autres de supports pédagogiques et d’un espace sur Internet destinés à sensibiliser le public aux réactions adaptées à chaque situation. L’Education nationale se chargera de relayer ces informations auprès des collégiens et lycéens. Cette campagne sera également occasion aussi de rappeler que le harcèlement est puni par la loi.

>> Les mesures phares du plan de lutte contre le harcèlement en moins d'une minute :

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