Bac 2015 : Pour réussir au rattrapage, «soyez stratégiques et croyez en vous»

EXAMEN Après la déception de ce mardi matin, voici quelques conseils pour reprendre le dessus lors de la session de rattrapage...

Lison Lagroy
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Des élèves réagissent au vu des résultats du bac au lycée Claude Monet à Paris, le 4 juillet 2014
Des élèves réagissent au vu des résultats du bac au lycée Claude Monet à Paris, le 4 juillet 2014 — Fred Dufour AFP

Voir écrit « Admis au deuxième groupe d’épreuves » le jour des résultats du bac peut être déstabilisant. Mais le rattrapage est une seconde chance qu’il faut savoir saisir pour décrocher le précieux diplôme du bac. Sophie de Tarlé, auteur de « Admission-postbac, mode d’emploi », donne aux candidats déçus, 5 conseils pour mettre toutes les chances de leur côté.

  • Choisir ses matières avec stratégie

Une fois les résultats de la première session connus, c’est la première étape à mettre en place. S’éloigner des copains qui pensent à faire la fête et se concentrer sur son objectif : décrocher le bac. Il faut récupérer son livret de notes et les analyser, pour ainsi commencer à choisir ses deux matières à présenter au rattrapage. Le choix des matières est évidemment essentiel : vous ne disposez que de quelques heures entre l’annonce de votre note et le passage à l’oral, il faut donc choisir vite. Le calcul est assez simple en réalité. La note obtenue à l’écrit est soustraite à celle obtenue à l’oral et ce total est multiplié par le coefficient de la matière rattrapée. Il faut donc choisir une matière à fort coefficient où vous avez obtenu une note faible à l’écrit. En clair, plus la note est faible, plus vous rattrapez de points. Pour que cela marche, Sophie de Tarlé précise « qu’il faut quand même se sentir capable de composer un minimum à l’oral dans ces deux matières » et de faire mieux qu’à l’écrit. Surtout « il ne faut pas prendre de petits coefficients ». Pour faire ces calculs et s’évaluer, il est évidemment conseillé d’en discuter avec les enseignants qui vous connaissent.

  • Réviser à fond

La fête avec les copains, ce sera pour cet été. Pour le moment, il est nécessaire de se concentrer sur l’objectif et de ne pas se laisser déborder, car les moins chanceux seront appelés mercredi matin, vendredi pour les autres. Il faut donc vite se mettre au travail pour réviser les grandes notions du programme de chaque matière. L’auteur insiste sur l’importance de « rester mobilisé jusqu’à la fin et d’utiliser chaque minute de son temps pour travailler », ajoutant que dans l’angoisse « tout le monde a tendance à procrastiner ». Dans l’idéal, il faut se fixer des horaires de travail fixes et s’y tenir. Pour avoir l’impression d’avancer, vous pouvez utiliser des listes de choses à faire et les surligner une fois qu’elles sont faites.

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  • S’entraîner à l’oral

​L’oral ne s’appréhende pas de la même manière que l’écrit. Sophie de Tarlé conseille donc de « s’entraîner tous les jours avec quelqu’un d’autre qui fera réviser le cours ». Même si c’est avec votre petit frère de 10 ans, il est important de se faire interroger. « Plus vous serez préparés, plus vous serez confiants », d’autant plus que vous serez noté(e) sur votre aisance à l’oral en plus de votre capacité à répondre aux questions et de vos connaissances sur le cours.

  • Sur place, gérer son temps

Une fois en salle d’examen, le choix est donné entre deux sujets : il faut choisir celui qui vous parle le plus et se mettre à travailler le brouillon immédiatement en faisant un plan structuré. Lors de la présentation (temps variable selon les matières mais il se compose en général de 20 minutes de préparation, pour 10 minutes d’exposé et 10 minutes de questions), le mieux est de noter un maximum de données sur le sujet pour avoir toujours quelque chose à dire. Le temps est compté : prendre une montre pour se situer dans le temps peut aider. N’oubliez pas de communiquer avec votre examinateur, de répondre à ses questions même si c’est pour dire que vous ne savez pas, et de le regarder dans les yeux.

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  • Rester zen

Il faut voir l’oral de rattrapage comme une deuxième chance qui est offerte au candidat, et non pas comme une torture qui lui est infligée. Les professeurs sont là pour aider l’élève à obtenir son bac, pas à l’enfoncer. A noter qu’avoir eu un bon livret scolaire pendant l’année poussera les professeurs à plus d’indulgence. Pour les autres, il faut mettre les bouchées doubles. Dans tous les cas, il faut essayer de rester zen et dédramatiser la situation. Sophie de Tarlé conseille de « s’imaginer l’épreuve dès maintenant mais aussi la situation de réussite, comme se retrouver devant les panneaux d’affichage » où enfin figurera votre nom. Surtout, ne pas partir perdant. « Il ne faut pas oublier que 7 candidats sur 10 qui vont au rattrapage ont décroché leur bac » encourage Sophie de Tarlé.