Radars :Plus de la moitié ne sont pas placés sur des routes dangereuses

ROUTE Dans son édition de vendredi, Auto-Plus mène une enquête sur les radars…

L.L (avec AFP)

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Sur le périphérique,sortie Purpan un radar attend les automobilistes et les motards. 11/05/2011 Toulouse
Sur le périphérique,sortie Purpan un radar attend les automobilistes et les motards. 11/05/2011 Toulouse — FREDERIC SCHEIBER / 20 MINUTES

Les radars, majoritairement installés sur des sites accidentogènes ? Ce n’est pas ce qu’a constaté le magazine Auto-Plus, qui publie ce vendredi une enquête exclusive. Selon eux, la rentabilité serait préférée à la sécurité.

52% sont placés sur des routes non dangereuses

Le magazine automobile, à l’aide de deux cartes officielles (celles des accidents et celles des radars fixes), a épluché les données de tous les radars depuis trois ans. La comparaison a été faite en partant du principe annoncé par les autorités que les radars ont été installés en priorité sur des sites accidentogènes. Le résultat est sans appel : seulement 48% des appareils sont en réalité installés à des endroits où se sont produits des accidents, mais 52% se situent à des endroits où il n'y a pas eu d'accident depuis 2012.

«Pompes à fric»

Selon Auto-Plus, ces radars ont été installés sur des sites jugés plus rentables, ajoutant que ces emplacements servent à « remplir les caisses de l’Etat ». Les radars placés dans une zone dangereuse rapportent en effet beaucoup moins d'argent : en 2014, ils ont flashé 4.774 fois par an, contre 12.000 pour ceux installés sur une route où le danger est moindre, soit trois fois moins. Un écart de taille qui rapporterait « près d’un million d’euros par an et par cabine », selon Auto-Plus.