Total: La CGT appelle au blocage des stations chaque jeudi de l'été

SOCIAL L'opération est lancée pour protester contre le son projet d'arrêt du raffinage de pétrole à La Mède, près Marseille (Bouches-du-Rhône), annonce le syndicat…

20 Minutes avec agence
La raffinerie Total de La Mède près de Marseille
La raffinerie Total de La Mède près de Marseille — Patrick Valasseris AFP

Des blocages tout l’été ? Dans un communiqué publié ce lundi, la Fédération nationale des industries chimiques-CGT a appelé à un blocage des stations Total ce jeudi.

La fédération syndicale précise que le « blocage de toutes les stations de vente de carburants Total » sera renouvelé « chaque jeudi suivant, durant tout l’été, et ce jusqu’à ce que la multinationale Total retire son projet de mort du raffinage de pétrole à La Mède ». Le syndicat appelle également « à organiser la grève dans les autres raffineries de pétrole en France, dans les dépôts et centres de chargement maritime de produits pétroliers ».

Impossible d’évaluer « le risque de perturbation pour les consommateurs »

Sollicité par l’AFP, un porte-parole de Total a indiqué ne pas pouvoir évaluer à ce stade « le risque de perturbation pour les consommateurs » qui dépendra « d’éventuels blocages ». Il note, par ailleurs, que le mouvement « n’est pas soutenu par la majorité des syndicats de la raffinerie de La Mède » et indique que « le dialogue social se poursuit ».

De son côté, Eric Sellini, coordinateur CGT pour Total a expliqué que ce mouvement n’avait pas pour objet de « pénaliser la population », mais « bien d’essayer de faire prendre conscience à la direction qu’on a besoin de discuter ».

Conférence de presse en cours de la CGT 13, de l'UL CGT Martigues et du syndicat CGT Total La Mede 1/3 pic.twitter.com/54LV8b62Ff
— Picard Maxime (@maxime_picard) June 30, 2015

La fédération entend engager « un combat contre la fermeture programmée de la raffinerie Total La Mède dans les Bouches-du-Rhône » qui menace « 1.300 emplois directs et indirects ». En avril, Total avait annoncé un investissement de 200 millions d’euros dans le cadre d’un plan de transformation (fin 2016) de cette raffinerie vers la production de biocarburants, entraînant la suppression de 180 postes sur les 450 que compte le site, sans licenciements secs.