VIDEO. Attentat en Isère: Salhi affirme ne pas avoir agi au nom de la religion

TERRORISME Il a contesté en garde à vue toute religiosité dans son passage à l'acte...

20 Minutes avec AFP

— 

Convoi de voitures de police escortant Yassin Salhi, devant son domicile de Saint-Priest, le 28 juin 2015
Convoi de voitures de police escortant Yassin Salhi, devant son domicile de Saint-Priest, le 28 juin 2015 — PHILIPPE DESMAZES AFP

Yassin Salhi, soupçonné d'avoir assassiné et décapité son patron avant de commettre un attentat vendredi, a affirmé en garde à vue ne pas avoir agi au nom de la religion, a-t-on appris ce lundi de source proche du dossier.

Connu des services de renseignement comme étant un islamiste radical depuis le milieu des années 2000, Salhi «conteste toute religiosité dans son passage à l'acte», selon cette source.

Attentat en Isère: Qui est Yassin Salhi, le suspect de l'attaque terroriste?

Toutefois, a-t-elle poursuivi, «il ne s'explique pas» sur le fait que la tête de sa victime a été retrouvée fixée à un grillage et encadrée de deux drapeaux frappés de la «chehada», la profession de foi musulmane.

Un différend d'ordre professionnel?

Il a aussi crié «Allah akbar» («Dieu est le plus grand») vendredi aux pompiers qui avaient entrepris de le maîtriser alors qu'il tentait d'ouvrir des bouteilles de gaz dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), selon des sources proches du dossier.

Et les enquêteurs ont retrouvé dans son téléphone un selfie macabre, avec la tête de la victime, envoyée à un homme connu comme étant enrôlé dans les rangs de l'organisation Etat islamique dans les zones de djihad en Syrie.

Un salarié de l'entreprise où il était chauffeur-livreur a fait état d'un différend d'ordre professionnel entre Salhi et sa victime, deux jours avant les crimes.

Altercation

Les deux hommes auraient eu une altercation après que Salhi avait fait tomber une palette de matériel informatique, s'attirant une remarque d'Hervé Cornara, la patron de l'entreprise de transport dans laquelle Salhi travaillait depuis mars et qu'il a reconnu avoir tué.

Selon divers médias, Salhi a aussi évoqué devant les enquêteurs des problèmes conjugaux.

Entamée à la police judiciaire de Lyon, sa garde à vue se poursuivait lundi dans les locaux de la police antiterroriste, près de Paris.