VIDEO. Siège auto : Cinq conseils pour assurer la sécurité de son enfant

ROUTE Selon une étude de la Fédération française des industries jouet puériculture, 45 % des enfants de moins de 3 ans ont déjà voyagé mal attachés, voire pas attachés du tout...

Delphine Bancaud

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: Enfants attaches dans un siège auto pour la sécurité en voiture.
: Enfants attaches dans un siège auto pour la sécurité en voiture. — ANGOT/SIPA

Manque de temps ou de vigilance ? Beaucoup de parents négligent encore l’utilisation du siège auto pour leur enfant. La preuve avec une étude* de la Fédération française des industries jouet puériculture (FJP) qui vient de paraître : selon celle-ci, 45 % des enfants de moins de 3 ans ont déjà voyagé mal attachés, voire pas attachés du tout. Une proportion qui monte à 59 % pour les 2-3 ans. Pour éviter cet écueil, 20 minutes délivre les conseils de spécialistes en ce premier jour de grands départs sur les routes de l'Hexagone.

1. Choisir le modèle adapté à l’âge et au poids de enfant

La nacelle s’utilise de la naissance jusqu’à 6 mois et 10 kg. La coque de la naissance jusqu’à un an et 13 kg. Ensuite, jusqu’à 4 ans et 18 kg il faut utiliser un siège baquet avec un harnais ou un bouclier. Quant au rehausseur, il n’est autorisé qu’à partir de 15 kg. « Il faut privilégier les modèles avec un dosseret pour bien caler la tète de l’enfant », suggère Christophe Ramond, directeur des études à l’association Prévention Routière. Autre point de repère pour savoir quand changer de siège : lorsque la tête de l’enfant dépasse du haut de sa coque et lorsque ses épaules dépassent la position la plus haute du harnais.

2. Vérifier que le modèle est bien adapté à son véhicule

« Dans certains vieux véhicules, les ceintures ne sont pas assez longues pour attacher le siège », explique Christophe Ramond. « Il faut donc préciser au vendeur son modèle de véhicule afin qu’il puisse conseiller les sièges qui sont compatibles », ajoute-t-il. Dans les nouveaux véhicules, des encoches isofix permettent de clipser le siège dessus. Là aussi il faut vérifier que le modèle est compatible au système prévu dans le véhicule.

3. Se méfier des sièges d’occasion

Selon le sondage de la FJP, 18 % des parents ont déjà acheté un siège auto d’occasion. « Parfois ils n’ont pas la garantie de son bon état de marche. Il faut donc vérifier que le plastique n’est pas décollé et que les systèmes de fermeture ne sont pas endommagés », souligne Christophe Ramond. Par ailleurs, certains sièges sont trop vieux et ne correspondent plus aux réglementations en vigueur. Actuellement, il existe 2 homologations européennes cohabitent : ECE R44/04 et l’UN R129.

4. Apprendre à l’attacher correctement

« Les parents commettent beaucoup d’erreurs d’installation. Parfois le harnais ou la ceinture ne sont pas bien tendus. Autres soucis : quand la ceinture ne passe pas dans les emplacements prévus ou quand elle vrille. Avec le temps, le siège peut aussi s’être détaché du véhicule », relève Christophe Ramond. Un bon indicateur est la manière dont son enfant se comporte sur son siège : « s’il a tendance a passé la bretelle de la ceinture sous son bras, c’est qu’elle est mal positionnée », ajoute-t-il. Par ailleurs, selon une étude de Britax** parue aussi en juin, 41 % des parents placent leur enfant face à la route à 1 an, voire avant, alors qu’il est 5 fois plus sûr de voyager dos à la route. Or, il est conseillé de le faire jusqu’à 15 mois.

5. Ne pas supprimer le rehausseur trop tôt

Il doit être conservé jusqu’aux 10 ans de l’enfant et jusqu’à ce que celui-ci mesure 1,35 m et pèse 36 kg. « Car lorsqu’on utilise une ceinture adulte sans rehausseur, si elle passe sous le ventre de l’enfant, en cas de choc, cela peut provoquer des blessures à l’abdomen et leur cisailler le cou », précise Christophe Ramond.

* Baromètre Institut Des Mamans et FJP réalisé du 23 Avril au 11 Mai 2015.auprès de 300 mères d’enfants de 0 à 3 ans.

**Etude réalisée en mars sur 4.000 parents d’enfant de 0 à 11 ans dans plusieurs pays européens.