Grève: Le gouvernement condamne les violences des taxis mais sévit contre UberPop

LIVE Revivez les perturbations à Paris et en province de ce jeudi...

M.P., B.D. avec AFP

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Grève des taxis à Strasbourg le 25 juin 2015.
Grève des taxis à Strasbourg le 25 juin 2015. — G. VARELA

Grève ou pas grève pour vendredi? Le flou planait jeudi soir. Pour la CFDT, «la grève est levée». La CGT «n'appelle pas à de nouveaux blocages» et FO attend de consulter. Mais selon Ibrahima Sylla, de l'organisation Taxis de France, «les taxis restent Porte Maillot». «On n'est pas satisfaits, on nous prend pour des jambons», a lancé à l'AFP Dany, un chauffeur de 29 ans.

22h30: C'est la fin de ce direct
Merci de nous avoir suivi tout au long de cette journée d'action des taxis

21h19: Les véhicules UberPOP «systématiquement saisis» quand ils seront pris en flagrant délit

Bernard Cazeneuve l'annonce, après avoir rencontré les représentants de taxis ce soir.

21h11: Dix interpellations, 7 policiers blessés, 70 véhicules dégradés

19h25 : « Pas bon pour l’image de Paris »

Interrogée en marge de l’European Forum for Urban Security qui avait lieu aujourd’hui à la Maison de l’Europe à Paris, Colombe Brossel, maire adjointe en charge de la sécurité dans la capitale, a dit condamner « toutes formes de violences ». « Ce type de débordements ne sont jamais bons pour l’image d’une ville comme Paris, surtout dans le contexte de la sécurité des touristes. Cela ne reflète pas ce qu’est Paris et ce que Paris reflète à l’international », a-t-elle répondu à notre journaliste présent sur place, répondant à une question sur le blocage des taxis dans la capitale.

19h20: Qui va payer les pots cassés?

Au moins huit personnes ont été placées en garde à vue. Manuel Valls a condamné « avec la plus grande sévérité » des violences « inadmissibles » en fin d’après-midi. Assurance, Etat ou particuliers… Qui va prendre en charge le coût des dégradations ?

>> Lire notre décryptage

19h18: Les taxis lyonnais se disent «mal compris»

Entre 400 et 500 conducteurs de taxis ont convergé jeudi dans le quartier de la Part-Dieu, où se trouve le siège de UberPop Lyon.

>> Lire notre reportage

19h16: A Montpellier, un simple avertissement

Uber n'est pas présent dans l'Hérault. Les taxis se sont donc contentés de montrer leurs muscles lors d'une opération escargot.

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19h13: A Nantes, les taxis ont cessé le mouvement et libéré le centre-ville
>> Lire l'article

>> Et si la mobilisation des taxis servait au final aux VTC? Notre décryptage par ici

18h58: Des kilomètres d'embouteillages à Marseille

Les taxis ont réussi leur coup. En bloquant l’accès de l’aéroport de Marignane et une partie du centre-ville pour manifester contre la société UberPop, ils ont provoqué des embouteillages impressionnants et mis la ville sens dessus dessous - déjà championne de France des ralentissements en temps normal.

 

>> Notre reportage par ici

18h47: «UberPOP peut continuer», selon le patron Uber France

L'arrêté préfectoral à Paris «ne change rien, UberPOP peut continuer», affirme le patron d'Uber France.

18h16: Uber va contester devant la justice l'arrêté préfectoral contre son service UberPop

La société Uber a annoncé qu'elle allait contester devant la justice l'arrêté préfectoral publié ce jeudi 25 mai contre le service UberPop, selon RTL.

17h56: Les candidats affluent au siège parisien de la société Uber

Comme le relate Le Parisien, les débats et violences envers les chauffeurs UberPOP ne découragent pas les candidats. «Hier [mercredi], au siège d'Uber France, à Paris (XIXe), coincé entre l'Urssaf et le tribunal de police, ultime pied de nez à l'Etat, les candidats pour devenir chauffeurs se comptent par dizaines», raconte le quotidien. «Le profil est souvent le même. Des jeunes chômeurs ou à l'emploi précaire, et parfois des salariés appâtés par la promesse de gagner de quoi arrondir leurs fins de mois», précise-t-il

17h47: La presse étrangère évoque le «chaos» et la «guérilla» en France

«Chaos», «guérilla», «barricades»… La manifestation anti-Uber a fait jeudi les gros titres des médias internationaux qui insistent sur la colère et la violence des taxis français. 20 Minutes fait une revue de presse non exhaustive.

17h32: le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris dénonce un «spectacle lamentable»

«Bien que la colère des taxis ce matin en région parisienne soit légitime face à une concurrence déloyale, en particulier de la part d’Uberpop, le blocage complet des accès aux gares et aéroports parisiens, les agressions et provocations auxquelles elle a donné lieu offrent un spectacle lamentable de la France, et de Paris, à l'étranger, écrit dans un comuniqué Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris. Ces images d'émeutes urbaines consacrent l'échec du gouvernement à anticiper et à réguler les offres concurrentielles des transports privés de personnes dans notre pays», ajoute-t-il.

17h25: Manuel Valls «condamne avec la plus grande sévérité» des violences «inadmissibles»

Le Premier ministre, en déplacement en Colombie, «condamne avec la plus grande sévérité» des violences «inadmissibles» survenues lors de la manifestation parisienne des taxis contre le service de chauffeurs non professionnels UberPOP, tout en réaffirmant que ce dernier était «clairement illégal».

Les «auteurs [de ces violences], qui se trouvent dans les deux camps, puisqu'il y a deux camps, doivent être poursuivis et seront poursuivis», a déclaré Manuel Valls lors d'un point de presse improvisé à Bogota.

17h07: Rencontre imminente entre les syndicats de taxi et Bernard Cazeneuve

Les syndicats de taxi doivent rencontrer le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve entre 18 heures et 18 heures 30, a indiqué la CGT Taxis à francetv info.

17h05: Des fédérations patronales de taxis sont finalement reçues à Matignon

Plusieurs fédérations patronales de taxis (UNIT, FNAT, CSAT) étaient finalement reçues jeudi en milieu d'après-midi à Matignon, selon les services du Premier ministre.

L'intersyndicale de taxis à l'origine d'une mobilisation contre l'application mobile UberPOP, avait dans un premier temps décidé de ne pas s'y rendre.

16h55: Premier bilan des interpellations

A Paris et aux abords de ses aéroports, au moins huit chauffeurs de taxis, VTC ou UberPOP ont été placés en garde à vue jeudi, pour violences ou «exercice illégal de la profession de taxi».

A Lyon, huit personnes ont été interpellées, dont trois chauffeurs qui pourraient correspondre aux auteurs présumés d'une violente agression d'un client UberPOP ce weekend.

16h48: Bernard Cazeneuve va «poursuivre le dialogue à Marseille»

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, écourte sa visite à Marseille et rentre à Paris «poursuivre le dialogue», annonce-t-il sur Twitter.

16h34: La préfecture de police de Paris annonce l'interdiction des applications UberPop, Heetch et Djump

L'arrêté d'interdiction de l'activité d'UberPOP, demandé jeudi matin à Marseille par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a été pris par le préfet de police de Paris, a annoncé la préfecture.

Cet arrêté a été pris quelques heures après que le ministre a annoncé à Marseille avoir «donné instruction au préfet de Paris, compte tenu des troubles graves à l'ordre public et du développement de cette activité illégale, de prendre ce jour un arrêté interdisant l'activité UberPOP».

Cet arrêté vise «notamment les personnes utilisatrices des applications UberPOP, Heetch et Djump», précise un communiqué de la préfecture de police de Paris (PP).

«Il marque la ferme volonté de l'Etat de faire respecter les lois et règlements», ajoute-t-il.

16h25: A Lyon, huit interpellations dont trois chauffeurs

Le mot d’ordre était une manifestation pacifiste. Sauf que de vives tensions ont été ressenties ce jeudi à Lyon en marge du cortège des conducteurs de taxis qui manifestaient contre UberPop. Huit personnes ont été interpellées dont trois chauffeurs.

>> Lire notre reportage à Lyon

15h54: Une compagnie de VTC donne des recommandations

Face aux violences perpétrées par des chauffeurs de taxis, des compagnies concurrentes d'UberPOP prennent leurs précautions. C'est le cas d'Allocab. «Notre consigne de sécurité sera renforcée ce jour-là, prévient la compagnie. En effet, Jeudi 25 Juin, pour que votre course se déroule dans les meilleures conditions et pour ne pas attiser les tensions, votre chauffeur Allocab pourrait ne pas porter de costume et vous demander de vous assoir à l’avant du véhicule.»

15h35: Trois chauffeurs de taxis en garde à vue

Ils sont soupçonnés de s'être rendus coupables de violences jeudi, selon une source judiciaire.

Deux ont été interpellés dans le XVIIe arrondissement, soupçonnés d'avoir jeté des pierres en direction des forces de l'ordre en marge d'une manifestation des chauffeurs de taxi. Le troisième a été arrêté pour avoir aspergé de gaz lacrymogène un conducteur de VTC (voiture de transport avec chauffeur) arrêté à un feu dans le XIVe arrondissement.

15h21 : Le gouvernement saisit la justice contre UberPOP

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a saisi jeudi le procureur de la République de Paris contre le service UberPOP, dénonçant un «délit d'organisation d'activités illicites de transports de personnes», dans un courrier dont l'AFP a obtenu une copie.

Bernard Cazeneuve signale à la justice, au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, que ce service «est susceptible de caractériser ce délit», passible de «deux ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende».

15h15: L'intersyndicale de taxis refuse «à l'unanimité» de se rendre à Matignon

L'intersyndicale des taxis a décidé «à l'unanimité» de boycotter une rencontre annoncée à la mi-journée par Matignon et de «poursuivre le mouvement» national contre UberPOP.

«Vu que le Premier ministre n'est pas là pour nous recevoir [Manuel Valls est en déplacement en Colombie], l'intersyndicale a décidé à l'unanimité de pas y aller», a indiqué Karim Asnoun (CGT), une information confirmée par FO.

«La moindre des choses c'est qu'il soit là quand il y a une mobilisation d'ampleur nationale» concernant les taxis, descendus jeudi dans la rue pour faire entendre leur opposition au service UberPOP, a ajouté le syndicaliste.

15h06: A Strasbourg, rassemblement dans le calme et pacifique

Une cinquantaine de taxis se sont rassemblés ce matin pour protester contre les UberPop. Si les représentants sont sortis «rassurés» de leur rencontre avec le sous-préfet, les chauffeurs eux se sont sentis trahis.

>> Lire notre reportage à Strasbourg

15h04: A Rennes, Uber n'est pas encore arrivé mais la méfiance prévaut

Lancé à Nantes dans un climat tendu, le service d’Uber n’est pas encore arrivé à Rennes, mais déjà les chauffeurs de taxi s’en méfient. «On sait qu’ils recrutent de nouveaux chauffeurs. Si ça se trouve, ils se lanceront en douce cet été pour que personne ne le sache», avance Yves, taxi à Chavagne.

>> Notre reportage à Rennes

15h02: A Bordeaux, plusieurs points stratégiques devraient être occupés dans l'après-midi

Le cours d'Albret à l'angle du palais de justice, la gare, l'aéroport... Ce jeudi matin les taxis ont bloqué plusieurs points stratégiques de l'agglomération de Bordeaux, dans le cadre de l'appel à manifestation nationale contre l'application UberPOP.

Les taxis ont été recus par le procureur. Ce dernier promet la saisie du vehicule et du portable des chauffeurs UberPOP interpellés.

>> Notre reportage à Bordeaux

14h57: A Paris, la place de la Porte-Maillot est bloquée par les taxis depuis 9h

Des éclats de bouteilles de verre jonchent la route. Autour, les chauffeurs de taxi chantent «Uber rentre chez toi ! Uber va-t’en !» Agressifs, certains refusent de s’exprimer, tandis que d’autres demandent calmement à l’Etat de mettre des limites.

>> Notre reportage à Paris

14h43: Les taxis bloquent aussi Lille

Des opérations escargot ont été menées sur les quatre autoroutes menant à Lille et les stations de taxis de toute la métropole sont bloquées. Devant la gare de Lille-Flandres, dont l’accès est lui aussi bloqué, les voyageurs espérant un taxi restent sur le carreau.

>> Notre reportage à Lille

14h38: Les taxis pas certains de se rendre à Matignon

Les syndicats de taxis ont jugé jeudi insuffisante l’interdiction de cette activité promise par le gouvernement, insistant sur la « désactivation » de l’application mobile de transports entre particuliers. Interrogés par l’AFP, la CGT et FO, ont en outre dit hésiter à se rendre à Matignon, où ils sont invités dans l’après-midi. « On sait pas si on va y aller », a dit Karim Asnoun (CGT). « Si c’est pour rencontrer le conseiller du conseiller » de Manuel Valls, actuellement en déplacement à l’étranger, « moi j’en veux pas et la base encore moins ».

14h20: Disney trolle les taxis

14h05 : A Montpellier, une opération escargot en direction de l'aéroport

A Montpellier, le journaliste de 20 Minutes indique que les taxis mènent une opération escargot de la gare à l'aéroport. Une centaine d'entre eux participe à cette manifestation,  sur les 230 référencés dans la ville. Il n'y a ni filtrage, ni blocus, car Uber n'est pas encore présent dans la préfecture de l'Hérault.

13h43 : La manifestation des taxis nantais paralyse le centre-ville

Après une opération escargot sur l’autoroute, au niveau du péage du Bignon, puis sur le périphérique matin, les taxis mobilisés contre l’application Uberpop ont rejoint le centre-ville nantais, ce midi, relate la journaliste de 20 Minutes sur place. Les tramways ne peuvent plus circuler, tout comme certaines lignes de bus.

>> Notre reportage à Nantes à lire ici

13h08 : Pour Nicolas Dupont-Aignan, le « vrai fautif est le gouvernement »

Dans un communiqué, le président de Debout la France juge que « les blocages de voies publiques et désordres en tout genre » de ce jeudi sont une « situation parfaitement scandaleuse » qui « pénalise injustement des millions de citoyens », dont le « vrai fautif est le gouvernement ». Le député de l’Essonne souligne le « laxisme incompréhensible face à la multinationale Uberpop », estimant la colère des taxis « totalement légitime ». Il appelle les « autorités publiques » à « rétablir l’ordre en appliquant sans délai ni restriction la loi qui interdit les activités de taxi clandestin », et Uber à « respecter nos lois » et mettre ses innovations techniques au service d’un nouveau modèle économique positif, qui ne sème pas la zizanie.

>> Vous n’avez rien compris à la crispation des taxis vis-à-vis d’UberPop ? On vous explique tout par ici

13h : Le blocage à Marseille en vidéo

12h57: Quand Courtney Love s'indigne de la grève des taxis parisiens

Il n'y a pas que des anonymes dont la journée est perturbée par la grève des taxis. L'ex de Kurt Cobain est à Paris, visiblement à bord d'un Uber. Et le VTC a été pris à partie par des grévistes en colère.

«Hey, @kanyewest on devrait retourner à l'aéroport et se planquer avec toi. des grévistes viennent juste d'attaquer notre voiture», a-t-elle d'abord twitté.

«Ils ont immobilisé notre voiture et retiennent notre chauffeur en otage. ils tapent sur la voiture avec des barres métalliques. C'est ça la France? Je suis plus en sécurité à Bagdad.»

«François Hollande où est la putain de police??? c'est légal que votre population attaque les touristes? Ramenez vos fesses à l'aéroport. Wtf???»

>> «On veut bloquer toute la ville ! » Notre reportage à Bordeaux est à lire par ici

12h31 : Cazeneuve demande au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l’activité d’UberPop

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a « demandé au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l’activité d’UberPop », a-t-il indiqué depuis Marseille. « J’appelle tout ceux qui sont dans l’action à n’engager aucune violence », a-t-il également déclaré, alors que des débordements ont été observés en région parisienne lors des manifestations de taxis contre l’application.

12h29: Les syndicats de taxi reçus cet après-midi à Matignon
Les syndicats de taxi vont être reçus jeudi à Matignon, ont indiqué à l'AFP les services du Premier ministre. «Matignon recevra une délégation des syndicats de taxi cet après-midi, en présence des représentants des ministres concernés», Economie, Transports et Intérieur, a-t-on précisé de même source, sans plus de précision sur le format et les participants à cette rencontre, dont l'horaire n'a pas été précisé. Manuel Valls est depuis mercredi soir en déplacement officiel en Colombie et en Equateur.

12h28: Vidéo. Les chauffeurs de taxi mobilisés contre Uber

>> Vous participez à la mobilisation des taxis? Vous êtes bloqué sur les routes? Témoin d'un événement? Envoyez vos photos, vidéos et témoignages via contribution@20minutes.fr

12h10 : 2.800 taxis mobilisés dans toute la France, selon la police

Près de 2.800 chauffeurs de taxis manifestaient dans toute la France, et « une trentaine de points de blocage » étaient recensés à midi, a-t-on appris de source policière. « Deux interpellations ont eu lieu à Paris et à Roissy », a précisé cette source. La première concerne un homme soupçonné d’avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, blessant un CRS porte Maillot. A l’aéroport de Roissy, un chauffeur de VTC, qui a blessé légèrement un chauffeur de taxi, a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-elle ajouté.

11h56 : Sur Twitter, un compte parodique de la RATP se lâche

11h54 : A Paris, des journalistes pris à partie

11h51 : « On s’est pris un pavé, ma cliente a un bébé, c’est inadmissible »

Un chauffeur Uber témoigne sur ITélé:

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11h43: A Strasbourg, les esprits s'échauffent

La situation est tendue entre les chauffeurs de taxis strasbourgeois à la sortie de l'entrevue avec le directeur de cabinet du préfet: syndicats et représentants sont rassurés, mais la base ne veut rien entendre et menace de bloquer les routes. Un concert de klaxons fait entendre.

11h41 : A Porte Maillot, les automobilistes témoignent

Une jeune fille dans sa voiture raconte : « Ils bloquent les aéroports et s’en prennent aux voitures des particuliers, c’est une horreur ! » « Je comprends qu’ils fassent grève mais ils doivent se remettre en question, enchaîne un autre, énumérant : les taxis trient les courses, combien de fois on m’a refusé une course jusqu’à saint germain en laye. Les taxis ne peuvent pas avoir le monopole. » « On comprend pourquoi ils font ça, c’est de la concurrence déloyale mais c’est à l’état de se bouger», juge un troisième.

11h30 : Thévenoud demande l’application de sa loi

« Les taxis manifestent avec violence » contre UberPop, a jugé l’éphémère secrétaire d’État et député (non inscrit, ex-PS) sur France info. « Il y a eu des agressions que je condamne. Je veux adresser un appel au calme et à la responsabilité ». Thomas Thévenoud a réitéré son soutien aux VTC, un « secteur pourvoyeur d’emplois » qui « va se développer de plus en plus avec la multiplication des pics de pollution à Paris », tout en condamnant UberPOP, « taxi clandestin » interdit « par l’article 12 de la loi qui porte mon nom ». Le député de Saône-et-Loire a appelé le gouvernement à « appliquer » cet article. La police des taxis, « les "Boers", ne sont pas en nombre suffisant », a-t-il déploré.

>> A lire, notre reportage avec les Boers à Paris

11h20 : Pour le député (LR) Philippe Meunier, Hollande et Valls érigent le « pourrissement en méthode de gouvernement »

Jugeant que le couple exécutif est « dans l’incapacité de prendre une quelconque décision afin de mettre fin » au problème de la « concurrence totalement déloyale qui frappe les chauffeurs de taxi », l’élu des Républicains demandent que « François Hollande et Manuel Valls cessent d’ériger le pourrissement en méthode de gouvernement et qu’ils assument leur responsabilité de chef d’Etat et de gouvernement ».

 

11h15 : A Nice, la grogne des taxis bloque l’aéroport et provoque des bouchons monstres

A 7h40, les taxis azuréens ont coupé la circulation. Un blocage qui a engendré de fort ralentissements, notamment à Saint Laurent du Var, aux abords de l’aéroport et sur l’A8 où Vinci Autoroutes enregistrait jusqu’à 24km de ralentissement. Les véhicules ne circulent que sur une voie sur la Promenade des Anglais.

Aux abords de l’aéroport, les voitures font du surplace et les voyageurs rejoignent à pied les terminaux. A 9h30, des pneus ont été brûlés aux abords de la plateforme et des pétards ont retenti. « On restera sur le terrain jusqu’à ce que cette application soit interdite », affirme le président des taxis de Nice Patrice Trapani.

11h09 : Marine Le Pen « comprend la colère » des taxis face à une « concurrence déloyale »

« Oui, je comprends leur colère », a déclaré la présidente du Front national sur France 2. « Et je trouve que le gouvernement a une lourde responsabilité car il laisse depuis des mois pourrir la situation ». « Il y a des chauffeurs qui ont acheté des licences 240.000 euros (…) et on les met d’un coup d’un seul en concurrence avec des personnes qui n’ont aucune obligation, aucune norme à respecter, et qui n’ont jamais acheté une licence », a critiqué la dirigeante du parti d’extrême droite. « Aujourd’hui cette concurrence elle est déloyale, elle est illégale », d’après elle.

Marine Le Pen a précisé qu’elle ne « soutient pas les actions violentes qui ont été celles de certains chauffeurs de taxi à l’égard de clients ou de chauffeurs. Je trouve ça inadmissible ». Avant d’ajouter toutefois : « Cette colère qui gronde, n’importe quel professionnel dans n’importe quel secteur qui subirait ce que subissent les chauffeurs serait probablement amené à cette extrémité ».

11h05 : Les taxis veulent bloquer tout Bordeaux cet après-midi

Le blocage a pour l’instant lieu dans le centre, aux alentours du palais de justice. Les taxis, qui ont l’intention de bloquer toute la ville cet après-midi, ont rendez-vous chez le procureur à 11h30.

11h02 : Une vidéo du périphérique bloqué à Paris ce matin

11h: Le point sur les perturbations à Nantes

La plupart des actions a débuté vers 9h30 à Nantes. Une opération escargot se propageant au fil des minutes vers le Sud est en cours sur le périphérique: l'une sur l'anneau extérieur, l'autre sur l'anneau intérieur.

La sortie sud de Nantes au niveau de la Grassinière (direction Bordeaux) est également ralentie. Le péage de Montaigu sur l'autoroute n'a finalement pas été bloqué pour des raisons de sécurité, mais une action au niveau du péage du Bignon est désormais envisagée. Des perturbations ont lieu également autour de l’aéroport Nantes-Atlantique. Le centre-ville de Nantes, pour l'instant épargné, pourrait lui aussi être touché à partir de 13h dans la mesure où une rencontre avec des représentants des taxis est prévue en préfecture en début d’après-midi.

10h58 : « On ne veut pas écorner notre image »

A Strasbourg, Alain Halilouvich, taxi depuis trois ans explique à notre journaliste sur place : « On est calme. On ne veut pas écorner notre image. Mais si demain on ne peut plus payer nos charges, ça va péter. Depuis qu’il y a les Uber, il n’y a plus de travail. Les gens ont peur de prendre les taxis. Et quand ils le font ils essayent de négocier la course en mettant Uber en concurrence ! »

10h55 : Des « scènes d’émeutes urbaines » «parfaitement intolérables», pour Yves Jégo

Le vice-président de l’UDI juge dans un communiqué que ces « scènes d’émeutes urbaines suscitées par le mouvement des chauffeurs de taxis sont parfaitement intolérables et doivent faire l’objet de sanctions ». Il souligne que « la révolution technologique que représente des sociétés comme Uber bouleverse l’ordre économique monopolistique établi en France autour des taxis », et que « penser qu’il sera possible d’arrêter ce mouvement est un leurre ». Le député de Seine-et-Marne juge qu'« il est nécessaire de déréglementer cette profession ». Il appelle le gouvernement à « empêcher la violence physique » et à « mettre en œuvre sans tarder un plan de libéralisation de la profession ».

10h52 : A Porte Maillot, un chauffeur martèle : « On continuera de faire grève aujourd’hui, cette semaine et pendant des mois tant que la situation ne changera pas. »

Il explique à notre journaliste sur place: « Uber veut massacrer les taxis, il veut le monopole pour multiplier les tarifs. »

10h51: Mobilisation aussi à Rennes, même si Uber n'y est pas encore implantée

Quelques chauffeurs de taxi se sont positionnés devant la préfecture Beauregard pour manifester leur soutien au mouvement national.

https://twitter.com/_DavidThomson/status/613992095628533760?lang=fr

10h49 : Daesh s’invite dans la grève des taxis

 

10h45 : A Marseille, même les routes de déviation sont bloquées

Comme l’indique sur Twitter notre journaliste sur place, les rues conseillées pour éviter les embouteillages provoqués par la grève des taxis à Marseille sont elles aussi engorgées.

Par ailleurs, des pneus sont en feu au pied du fort Saint-Nicolas, selon un autre de nos journalistes.

 

 

10h44 : A Roissy, les CRS interviennent sur une bagarre entre grévistes et un taxi moto

10h40 : Un chauffeur de taxi renversé à Orly

Un chauffeur de taxi a été renversé par un conducteur de VTC, a rapporté sur RMC un gréviste. « Le collègue s’est mis devant pour l’empêcher de passer et on lui a roulé dessus. (…) La situation est électrique à Orly. Tout le monde lui a couru après. Sa voiture s’est faite dépouiller », raconte-t-il. Après de longues minutes au sol, les secours sont arrivés alors que le corps de l’homme ne bougeait pas. Hospitalisé, ses jours ne sont pas en danger. Le conducteur du VTC a été interpellé.

10h28 : A Montpellier aussi la colère des taxis est visible

Une centaine de taxis filtre les entrées à l’aéroport et bloquent l’autoroute A9, causant de nombreux bouchons (environ 6km). Le mouvement devrait se poursuivre cet après-midi, selon notre journaliste sur place.

10h24 : Fillon dit non à la « chienlit » sur les routes

« C’est la chienlit aujourd’hui, franchement, et ce n’est pas la première fois », a déclaré l’ancien Premier ministre sur RTL. « Les chauffeurs de taxi ont des revendications sur lesquelles on peut discuter, il y a une législation qui doit s’appliquer », mais « enfin, on avait fini la prise en otage par les syndicats, en général de gauche, des systèmes de transport public, ce serait dommage que les taxis prennent la relève de la CGT », a tranché le député.

10h16: Une carte de la contestation mondiale contre Uber

Il n'y a pas qu'en France que les services Uber provoquent la colère. Rue 89 a établi une carte interactive de cette contestation mondiale.

10h10 : « On ne peut pas laisser les chauffeurs de taxi victimes de la loi de la jungle », juge Bartolone (PS)

Claude Bartolone, le président (PS) de l’Assemblée nationale s’est dit, « bien sûr », pour l’interdiction d’UberPOP sur RMC et BFMTV. « C’est un véritable désespoir. Je vois ce que peuvent représenter ces jeunes, notamment des quartiers populaires, qui ont fait des efforts pour passer leur permis taxi, qui ont mis de l’argent sur la table (…) et les voir aujourd’hui en concurrence avec des gens -je pense à UberPOP- qui n’ont pas les mêmes taxes, les mêmes impôts, et qui sont salariés d’une boîte internationale qui délocalise les profits pour ne pas payer d’impôts, je les comprends », a dit l’élu de Seine-Saint-Denis.

« Je n’accepte pas » que « les chauffeurs de taxis -même si je ne veux pas fayoter avec eux, ils ont des progrès à faire et ils ont commencé à les faire- », après avoir « mis 200.000 euros sur la table » puissent s’entendre dire « vous payez une plaque de taxi et vous êtes concurrencés par quelqu’un qui ne paie rien », alors que « les profits de la société Uber passent sur paradis fiscal pour ne pas payer d’impôts (…)».

10h07 : Mobilisation dans le calme à Strasbourg

A Strasbourg, une cinquantaine de taxis attend dans le calme à une station que la délégation reçue à la préfecture sorte. Pas de violence ni coups de klaxon.

10h05 : Côté UberPop, les affaires fonctionnent bien

10h03 : L’entrave à la circulation est condamnable, comme le rappelle sur Twitter l’avocat Maître Eolas

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10h02 : A Paris, les CRS déployés pour faire repartir la circulation sur le périphérique

10h: A Bordeaux, un taxi sur les voies du tram coupe la circulation

9h56 : A l’aéroport de Nice, le maire Christian Estrosi soutient les taxis

« Je suis venu dire aux taxis niçois que je comprends leur colère, et que je la partage », a dit le maire de la ville à Nice Matin. « Si nous savons tous que la profession a besoin d’évoluer et d’être restructurée, nous ne pouvons pas la laisser déstabilisée par une concurrence déloyale comme celle d’UberPOP. » Christian Estrosi, qui venait prendre un avion pour Paris, a pu passer sans difficulté les barrages filtrants.

https ://twitter.com/Nice_Matin/status/613960786831085568

9h47 : Une centaine de taxis mobilisée dans la métropole Lilloise

Les cortèges devaient partir à 7h, mais ne se sont finalement mis en route que vers 7h30-8h. Des opérations escargot sont en cours sur les autoroutes A1, A22, A23 et A25, et toutes les stations de taxis de la métropole sont bloquées (gares, ville et aéroport). Un rassemblement doit se tenir sur la place de la République, en face de la préfecture.

9h43 : UberPOP est une « concurrence déloyale » pour les taxis, selon Les Républicains

La porte-parole du parti Les Républicains, Lydia Guirous, a dénoncé une « concurrence déloyale » de la société Uber envers les taxis et demandé « une solution, rapidement » au conflit en cours. « Il va falloir trouver une solution rapidement au problème d’UberPOP qui est, de fait, un problème de concurrence déloyale pour les chauffeurs de taxi », a-t-elle déclaré sur iTELE.

Interrogée sur les blocages routiers, notamment sur le périphérique parisien, la porte-parole des Républicains a dit « comprendre » jusqu’à un certain point les taxis, « qui ont acheté des licences à des prix élevés ». « On comprend leur colère, on comprend leur indignation, mais on ne comprend pas leur violence. C’est inadmissible de s’attaquer à d’autres personnes, de s’en prendre à des biens et de bloquer l’ensemble de la région parisienne », selon Lydia Guirous.

9h37 : Sur Twitter, des photos de véhicules de chauffeurs clandestins supposés accidentés circulent

9h20 : « Il faut mettre fin à l’anarchie », dit le directeur général des Taxis bleus

« Il faut mettre fin à l’anarchie, il faut faire respecter les lois de la République » et suspendre l’application UberPOP, a demandé le directeur général de la société Les Taxis Bleus. « Uber est entré dans une guérilla juridique pour gagner du temps et imposer ses propres règles », a affirmé Yann Ricordel sur LCI, en dénonçant « l’industrialisation de la transgression » mise en place par la société américaine. « J’en appelle à la responsabilité des dirigeants d’Uber pour que le service soit gelé en attente de la décision finale du tribunal », a-t-il déclaré.

Alors que certains taxis font la chasse aux chauffeurs clandestins, Yann Ricordel a affirmé avoir fait passé « des messages très clairs » auprès des personnes travaillant au sein de son réseau « pour dire que nous refuserons toute violence ». « Toutes les violences sont condamnables », a-t-il dit. Si le Conseil constitutionnel donnait raison à Uber, « on en prendra acte », a affirmé Yann Ricordel. Mais « dans ces conditions, on peut comprendre que les chauffeurs de taxis se posent des questions sur la valeur de leur licence », acquise à prix d’or alors que les chauffeurs d’Uber en sont dispensés.

8h59: Situation tendue à Orly et accès difficile

Ainsi que le rapporte l'AFP, des taxis commencent à faire la chasse aux chauffeurs de VTC aux abords de l'aéroport. D'après Sytadin, les accès à l'aéroport sont très difficiles depuis la N106.

8h58: Gare du nord, ça roule doucement, en raison d'une opération des taxis

8h56: Barrage filtrant et blocages à Marseille

A Marseille, la mobilisation perturbait la circulation, en ville et vers l'aéroport, et des centaines de véhicules filtraient l'entrée d'un tunnel autoroutier, selon un journaliste de l'AFP sur place.

 

8h54: A Toulouse aussi, les accès à la gare et à l'aéroport bloqués

A Toulouse, une quarantaine de taxis bloquaient l'accès à la gare vers 8h et une centaines d'autres ralentissaient l'accès à l'aéroport, selon l'AFP

8h51: Des feux de pneus ce matin sur le périph parisien

Tout a été éteint depuis mais ce matin, vers 7h, le périphérique parisien a dû être fermé en raison de la présence de taxis, qui n'ont pas hésité à allumer des feux de pneus.

8h50: Les taxis ne voulaient pas des médias sur le périphérique
Une journaliste de FranceTVinfo rapporte un incident:

8h49: Les CRS ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour repousser les taxis

8h48: Preuve des violences qui se sont déroulées Porte Maillot, un VTC retourné par les chauffeurs de taxi

8h45: Ceux qui veulent prendre l'avion marcheront...
Comme les accès à plusieurs terminaux (2E, 2F, 2D) sont bloqués par les taxis, des passagers doivent finit leur trajet à pied pour tenter d'avoir leur vol, rapporte Europe 1

8h40: Les Parisiens et Franciliens invités à utiliser les transports en commun
«La Préfecture de police invite les gens à prendre les transports en commun», a affirmé une source policière. Cette déclaration intervient après que le périphérique a été brièvement fermé dans les deux sens dans l'ouest de Paris, vers 07H00, quand des taxis ont occupé les voies et fait brûler des palettes sur la chaussée avant d'être délogés par les policiers.