Bernard Cazeneuve critique à nouveau UberPOP

TRANSPORTS Le gouvernement souhaite qu'il y ait davantage de poursuites à l'égard de ceux qui n'acquittent aucune charge sociale et aucune charge fiscale...

20 Minutes avec AFP

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Le 16/06/15. Manifestation de taxis contre UberPOP, place de la  Bastille. Credit:Heloise de Poyferre/SIPA
Le 16/06/15. Manifestation de taxis contre UberPOP, place de la Bastille. Credit:Heloise de Poyferre/SIPA — SIPA

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a mené une nouvelle charge mardi contre le service UberPOP (l'application mobile qui organise le transport entre particuliers) affirmant qu'il est «en situation illégale absolue».

Pour lutter contre ce service, le gouvernement va «multiplier les réunions de Codaf (Comités opérationnels départementaux anti-fraude, ndlr) pour qu'il y ait des poursuites à l'égard de ceux qui n'acquittent aucune charge sociale et aucune charge fiscale», a annoncé le ministre, à deux jours d'un mouvement national des organisations des taxis.

«Nous allons le faire par une circulaire adressée aux procureurs par le garde des Sceaux demandant aux procureurs de déclencher systématiquement l'action publique», a-t-il ajouté mardi, lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale.

UberPOP: les taxis et le gouvernement font monter la pression

Condamner les publicités mensongères

Les Codaf réunissent différents services de l'Etat (police, gendarmerie, Urssaf, Caf...), placées sous l'autorité du procureur, chargés de lutter principalement contre les fraudes sociales et le travail illégal. La semaine dernière, Bernard Cazeneuve avait déjà annoncé la saisine par le Premier ministre du «délégué national de lutte contre la fraude afin que les contrôles et actions soient engagés en matière fiscale et sociale».

Bernard Cazeneuve a également affirmé que le gouvernement saisirait le CSA, «de manière à ce qu'il condamne des publicités mensongères et visiblement en infraction avec le droit». «Le gouvernement considère que UberPOP est en situation d'illégalité absolue, que le droit doit passer et que les règles de la concurrence doivent être respectées», a martelé une nouvelle fois le ministre de l'Intérieur.

Les organisations de taxis ont appelé mercredi le gouvernement à faire cesser «immédiatement» les applications mobiles qui organisent le transport entre particuliers en menaçant d'un mouvement national illimité à partir du 25 juin. Il s'agit du premier appel concerté des fédérations et syndicats de taxis depuis la loi Thévenoud promulguée en octobre 2014.