Vidéo de Vincent Lambert: Le CSA met en garde BFMTV, LCI, M6 et TF1

MEDIAS Les images avaient fait polémique...

20 Minutes avec AFP

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Le CHU de Reims, où se trouve Vincent Lambert, le 16 janvier 2014
Le CHU de Reims, où se trouve Vincent Lambert, le 16 janvier 2014 — François Nascimbeni AFP

Le CSA a mis en garde BFMTV, LCI, M6 et TF1 après la diffusion la semaine dernière, par ces quatre chaînes, d’images de Vincent Lambert dans sa chambre d’hôpital, a-t-il annoncé jeudi.

« La diffusion de ces images de M. Vincent Lambert sans consentement préalable et sans floutage, constitu(e) une atteinte à l’intimité de sa vie privée et à son image », fait valoir le Conseil supérieur de l’audiovisuel dans un communiqué.

Le CSA a également adressé un « courrier » à Canal +, France 2, France 3 et iTELE - qui ont eux flouté le visage de Vincent Lambert - « en leur rappelant que la diffusion de telles images sans consentement préalable était de nature à porter atteinte à l’intimité de la vie privée », précise le communiqué.

Polémique

Le gendarme de l’audiovisuel avait été saisi le 10 juin, après la diffusion à la télévision d’extraits de cette vidéo mise en ligne par un « comité de soutien » au patient tétraplégique, dans un état végétatif depuis 2008 et au coeur d’un débat sur la fin de vie.

Dans cette vidéo, censée démontrer qu’il réagit à des stimulations de son entourage, Vincent Lambert apparaît sur son lit d’hôpital les yeux mi-clos quand une main plaque à son oreille un téléphone portable qui diffuse la voix de sa mère, Viviane Lambert.

Premier miveau d'avertissement

Un autre plan serré montre son demi-frère David en train de lui parler, penché à quelques centimètres de son visage alors que le patient cligne des yeux et le suit du regard.

« Cette vidéo piétine sa dignité et son droit à l’image, c’est de la manipulation intellectuelle en jouant sur l’émotion », avait alors réagi Éric Kariger, l’ancien médecin de Vincent Lambert.

La mise en garde est le premier niveau d’avertissement du CSA avant la mise en demeure. En cas de récidive, après une mise en demeure, le CSA peut décider, dans de très rares cas, de sanctions, comme la suppression d’une tranche de publicité, la lecture d’un communiqué d’excuses lors d’un journal télévisé ou une amende qui peut aller jusqu’à 3 % du chiffre d’affaires.