Paris suspects: Les frères Karabatic et six autres joueurs devant la justice

HANDBALL Les 16 prévenus, dont Nikola et Luka Karabatic, sont poursuivis pour « escroquerie » ou « complicité d’escroquerie »…

20 Minutes avec AFP
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Nikola Karabatic et son avocat, Jean-Marc Nguyen Phung, quittent le tribunal de Montpellier, le 16 octobre 2012. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT
Nikola Karabatic et son avocat, Jean-Marc Nguyen Phung, quittent le tribunal de Montpellier, le 16 octobre 2012. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT — AFP

Coup d’envoi aux alentours de 10h30. Ce lundi, le procès dans l’affaire des paris autour du match de handball Cesson - Montpellier, qui auraient été truqués, s’ouvre au tribunal correctionnel de Montpellier.

Les seize prévenus, parmi lesquels se trouvent Nikola et Luka Karabatic, stars du hand tricolore, sont poursuivis pour « escroquerie » ou « complicité d’escroquerie ». Ils encourent cinq ans de prison et 375.000 euros d’amende. Tous réfutent le trucage.

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Le procès doit durer deux semaines. Le président du tribunal, Paul Beaudoin, aurait exigé que tous les prévenus soient présents dès ce lundi, même s’ils sont appelés à la barre plus tard. Les frères Karabatic doivent être entendus mercredi.

Au total, huit joueurs du Montpellier de l’époque seront sur le banc des prévenus : les Karabatic, Primoz Prost (Gottingen, Allemagne), et Dragan Gagic (Montpellier), Samuel Honrubia (PSG), Mladen Bojinovic (PSG), Mickaël Robin (Cesson-Rennes) et Issam Tej (Montpellier).

L’affaire a éclaté le 16 mai 2012 avec la plainte de la Française des jeux (FDJ). Elle faisait état le 12 mai à midi - heure à laquelle elle avait bloqué les paris - de 104.887 euros de mises dont 102.300 euros sur le fait que Cesson mènerait à la pause. Un montant exorbitant par rapport aux 3.000 euros de moyenne pour une rencontre de handball.

Pour les experts, certains éléments allaient dans le sens d’« un match raté » des Montpelliérains qui avaient perdu (31-28), mais il y avait aussi une « convergence d’indicateurs anormaux, trop curieuse pour être innocente et conjoncturelle ».

«Nous assumons avoir voulu nous faire un peut de fric en pariant»

Nikola Karabatic, Gagic et Tej ont nié avoir parié. Les autres ont reconnu l’avoir fait. « Nous assumons avoir voulu nous faire un peu de fric en pariant (…) sur certains critères sportifs (…)», plaide l’avocat du clan Karabatic, Me Jean-Robert Phung qui réfute le trucage : « Ils ont parié. Et alors ? C’est une faute méritant des poursuites disciplinaires, pas pénales ! »

Quant à Nikola, « il a déjà été blanchi », clame Me Phung, rappelant que la Fédération française de handball (FFHB) a annulé en mars 2013 les six matches de suspension qui lui avait été infligés par la Ligue nationale (LNH).

Dès l’ouverture de l’audience, une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devrait être déposée par les défenseurs des joueurs et des nullités de procédure soulevées.