Explosion mortelle en Haute-Loire: Les jeunes fabriquaient des fumigènes pour un jeu

FAITS DIVERS Trois jeunes sont décédés, un quatrième est dans un état critique...

20 Minutes avec AFP

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Photo d'illustration gendarmerie
Photo d'illustration gendarmerie — Jean-Christophe Verhaegen AFP/Archives

On en sait plus sur l'explosion qui a tué samedi trois adolescents et très grièvement atteint un quatrième samedi en Haute-Loire. Des traces «importantes d'acétone et d'acide chlorhydrique» ont été retrouvées dans les débris de la maison abandonnée où les corps ont été retrouvés.

Ces deux composants chimiques, selon le vice-procureur de la République au Puy-en-Velay Yves Dubuy, servent notamment à fabriquer des fumigènes dans le cadre d'un jeu d'armes en plein air, «l'Airsoft». Ce jeu est un cousin du Paintball qui se pratique avec des répliques d'armes, très réalistes, tirant des billes. Les services de déminage ont inspecté le site du drame, dans un hameau de Bas-en-Basset (Haute-Loire), toute la nuit et ont trouvé à proximité un pistolet de type «Airsoft».

Trois corps ensevelis dans une maison abandonnée

«J'ai eu la surprise de découvrir des recettes complètes sur internet, sur des sites irresponsables de jeu de type Airsoft. Ce mélange est fréquemment utilisé pour faire des fumigènes, dans un but purement ludique», a ajouté le vice-procureur joint au téléphone. Une violente explosion a secoué samedi en fin d'après-midi la commune de Bas-en-Basset, située à environ 40 kilomètres au sud-ouest de Saint-Étienne.

Très vite alertés par les riverains, pompiers et gendarmes ont alors découvert trois corps ensevelis dans une maison abandonnée du petit hameau de Ranchevoux, non loin du bourg de la commune. Un quatrième, blessé, a été hospitalisé et se trouvait toujours dimanche dans un état très grave.

«Les quatre victimes sont toutes des jeunes gens sans histoire, domiciliés dans les environs et âgés de 14 à 16 ans. Ils ne se sont jamais défavorablement fait connaître de la gendarmerie ou de la justice», a rappelé dimanche le magistrat, ajoutant qu'une information judiciaire était ouverte pour «recherche des causes de la mort».

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