Disparues de Perpignan: Jacques Rançon avoue un deuxième meurtre

JUSTICE Ce délinquant sexuel a déjà reconnu spontanément avoir tué Marie-Hélène Gonzales, retrouvée mutilée en 1998...

20 Minutes avec AFP
— 
Une voiture de police est garée devant le SRPJ de Perpignan, où Jacques Rançon est entendu, le 15 octobre 2014
Une voiture de police est garée devant le SRPJ de Perpignan, où Jacques Rançon est entendu, le 15 octobre 2014 — Raymond Roig AFP

Jacques Rançon, déjà poursuivi pour l’assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée en 1997, a avoué un deuxième meurtre dans le dossier des « disparues de Perpignan », a-t-on appris ce mardi de source proche du dossier.

Il a déjà avoué le meurtre de Marie-Hélène Gonzales

Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a été placé en garde à vue lundi à Perpignan et a reconnu spontanément le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, retrouvée mutilée le 26 juin 1998, a-t-on précisé de même source.

Jacques Rançon avait déjà été mis en examen en octobre 2014 pour le viol et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, une étudiante française de 19 ans retrouvée le 21 décembre 1997 poignardée à de multiples reprises et mutilée. L'appareil génital de la jeune fille avait été prélevé de manière quasi-chirurgicale. Il avait alors été confondu 17 ans après les faits par son ADN, que les progrès scientifiques ont permis de découvrir sur une chaussure de la victime. Le suspect avait avoué l’assassinat de Mokhtaria Chaïb lors de sa garde à vue en octobre, mais s’était par la suite rétracté en mars.

Ce meurtre avait été relié à celui de Marie-Hélène Gonzales, qui avait également été retrouvée mutilée, six mois plus tard, mais Jacques Rançon avait nié toute participation à ce meurtre lors de cette garde à vue. Une première jeune fille, Tatiana Andujar, a également disparu dans le quartier de la gare en septembre 1995. Cette lycéenne de 17 ans n’a jamais été retrouvée.

« Prédateur sexuel »

Ces « disparues de Perpignan » avaient nourri la théorie d’un meurtrier en série mais aucun lien n’avait jusqu’alors été établi entre Jacques Rançon et les autres meurtres. Le cariste-magasinier a par ailleurs avoué la semaine dernière l’agression en 1998 d’une femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan. La victime avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d’être égorgée avant de réussir à s’échapper.

Rançon avait déjà été condamné à huit ans de prison à Amiens en 1994 pour viol. Le chômeur avait été qualifié de « prédateur sexuel » par la partie civile dans l’affaire Mokhtaria Chaïb.