Isère: Trois anciens de l'équipe de France de taekwondo condamnés pour proxénétisme

FAITS DIVERS Les peines de prison vont de six mois avec sursis à sept ans de prison ferme…

20 Minutes avec agences

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L'Insep, en septembre 2006.
L'Insep, en septembre 2006. — JEAN AYISSI / AFP

La cour d’assises de l’Isère a condamné ce jeudi trois anciens membres de l’équipe de France de taekwondo jugés pour proxénétisme de mineurs. Les accusés, qui avaient comparu en mai, étaient poursuivis pour avoir contraint des mineures en rupture familiale à se prostituer via des annonces sur Internet (1).

Le chef du réseau écope de la peine la plus lourde

Amine Manai, ancien champion de France et champion d’Europe des moins de 21 ans de la discipline écope de la peine la plus lourde, à savoir sept ans de prison. Trois années de moins que les 10 ans requis par le ministère public. Considéré comme le chef du réseau, l’athlète de 25 ans a été acquitté des accusations de viol et de tentative de viol.

Son frère, Adam Manai, également taekwondiste de haut niveau, a été condamné à deux ans de prison avec sursis alors que l’avocat général avait requis seulement une année de sursis pour deux ans de prison. Une peine de six mois de réclusion avec sursis et une amende de 1.500 euros ont été prononcées à l’encontre de Moussa Cissé, vice-champion d’Europe discipline dans la catégorie des moins de 58 kg.

Deux des dix accusés acquittés

« L’ensemble des peines sont sous la réquisition du ministère public. Globalement, on est au niveau des peines qui sont prononcées par un tribunal correctionnel », a déclaré Arnaud Lévy-Soussan, l’avocat d’Adam Manai, regrettant que la cour « ait adopté une logique de responsabilité collective et pas de responsabilité individuelle ».

Sur les dix accusés, deux ont été acquittés dont une jeune prostituée accusée d’aider au recrutement de jeunes filles pour le réseau qui se faisait via des annonces sur Internet. Les autres peines allant d’un an à six ans de prison ferme.

 

(1) Les jeunes filles étaient « recrutées » dans un foyer éducatif de Saint-Egrève, près de Grenoble, puis devaient se prostituer dans des hôtels, principalement dans le sud-est de la France. Ce réseau de proxénétisme était dirigé par Amine Manai, aujourd’hui âgé de 25 ans, et par Sofiane Cherifi, 24 ans, déjà condamné pour des faits similaires et qui continuait à officier depuis sa cellule. Des complices étaient chargés de surveiller les filles et de récolter l’argent de la prostitution.