Procès Outreau à Rennes: Un verdict sous haute sécurité

JUSTICE Le climat tendu tout au long du procès fait craindre des débordements en cas d’acquittement de Daniel Legrand, et une vingtaine de policiers doivent être mobilisés...

B.D.

— 

Les avocats de Daniel Legrand, acquitté de l'affaire Outreau, à la cour d'assises pour mineurs d'Ille-et-Vilaine. Au premier plan Me Eric Dupont-Moretti et Franck Berton.
Les avocats de Daniel Legrand, acquitté de l'affaire Outreau, à la cour d'assises pour mineurs d'Ille-et-Vilaine. Au premier plan Me Eric Dupont-Moretti et Franck Berton. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une audience sous tension. Alors que Daniel Legrand, un des acquittés de l'affaire Outreau, jugé à Rennes, doit savoir ce vendredi s'il est de nouveau acquitté, le climat tendu tout au long du procès, qui a commencé le 19 mai, fait craindre des débordements en cas d’acquittement, et une vingtaine de policiers doivent être mobilisés, indique Europe 1.

Jeudi, dans son réquisitoire, l'avocat général Stéphane Cantero a longuement plaidé pour son acquittement, jugeant que le prévenu «est innocent». Un réquisitoire qui a convaincu les six avocats de la défense de ne pas plaider ce vendredi, comme l'avaient fait à Paris en appel en 2005 la plupart des anciens conseils des acquittés d'Outreau.

Climat tendu

Mais, tout au long du procès, c’est dans un climat tendu qu’ont eu lieu les débats. Notamment du fait de «la présence dans la salle de nombreux membres d’une association convaincus de la culpabilité de Daniel Legrand fils et d’autres acquittés d’Outreau», souligne la radio qui précise que «des altercations avec des avocats et des journalistes ont même éclaté durant le procès». Me Franck Berton, l’avocat de Daniel Legrand, a donc réclamé un renforcement des mesures de sécurité pour le verdict.

«Ce procès était voulu par certains. On est venu nous dire qu’il y avait une autre vérité que celle d’Outreau, celle qui a été rendue. Et si c’est toujours la même vérité, parce qu’il n'y en a qu’une, si elle est prononcée une nouvelle fois, après Paris, après Saint-Omer, on peut craindre que ces énergumènes, qui sont soutenus par des mouvements assez curieux, puisse troubler la quiétude de la justice et le palais de Justice de Rennes. J’espère que non, mais il y a des craintes», confie-t-il à Europe 1. Vingt-cinq policiers doivent donc être mobilisés dans le palais et aux abords.